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Politique

A l'heure de la récession et l'incertitude, le discours sur la pauvreté du Premier ministre ne passe pas


Rédigé par E. Moris le Samedi 17 Octobre 2020



A l'occasion de la journée internationale pour l’éradication de la pauvreté, c'est un Pravind Jugnauth épuisé face à l'assistance, qui a lancé un énième appel à la solidarité nationale ce samedi 17 octobre.

Comme pour donner plus de poids à son discours, il a fait ressortir que l’humanité fait face à la Covid-19. « Nous sommes libres de critiquer et de voir qu’il y a des manquements mais le plus important, c’est de mettre la main à la pâte », a-t-il déclaré.

Les Mauriciens ne font pas confiance à Pravind Jugnauth.

Pravind Jugnauth, s'obstine à vanter ce qu'il estime être du  : « bon travail » et n’a pas manqué, comme à son habitude de revenir sur toutes les mesures sociales mises en œuvre, notamment le salaire minimal, la ‘Negative Income Tax’ ou encore le ‘Wage Assistance Scheme’ en faveur des personnes qui travaillent dans le secteur informel. 

« Il y a des personnes qui critiquent de A a Z et disent qu'on ne fait rien»

Pravind Jugnauth nous joue l'acte II du "Mal-aimé", rappelez-vous, le 16 septembre dernier à Réduit, le Premier ministre avait pris la parole en soutenant que certains passent leur temps à critiquer le travail abattu par le gouvernement et faisant référence à la pandémie Covid-19, qui a été parfaitement, selon lui, gérée par l’état. « Des fois nous ne chantons pas suffisamment nos propres louanges. » Il n'en démord pas, l’Organisation mondiale de la Santé, cite Maurice comme un exemple pour sa gestion de la pandémie, malgré certains détracteurs qui refusent d’y croire. «Nous sommes dans une situation difficile, nous devons être solidaires, être unis».

"La pauvreté représente la plus grande menace dans le monde, la situation est extrêmement grave", selon l'aveu du Premier ministre qui appelle à la responsabilité de toute la population à faire des efforts. Pour le chef du gouvernement, c'est par le travail assidu qu'on peut sortir de la pauvreté absolue.

Pourquoi autant d'écart entre le discours et les actes?

Malgré les appels répétés de Pravind Jugnauth à l'unité de la nation, le discours passe mal. Le leader du MSM semble oublier qu'en période de crise, fermer le parlement pour offrir des vacances parlementaires, est considéré comme une insulte par les Mauriciens. Subventionner des anciens présidents de la République à coups de millions et de privilèges ou jeter près de Rs 450 000 millions dans un contrat avec un club de football en pleine pandémie, rajoute de la colère.





 


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