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Politique

Pravind Jugnauth le "Mal-aimé", plaide sa cause


Rédigé par E. Moris le Jeudi 17 Septembre 2020

Samedi 12 septembre, des Mauriciens en colère ont défilé une nouvelle fois, à Mahébourg. Le 28 août, ils étaient déjà des dizaines de milliers rassemblés dans les rues de la capitale, Port-Louis. Du jamais vu depuis plusieurs décennies.



"J'ai besoin qu'on m'aime. Mais personne ne comprend. Ce que j'espère et que j'attends. Qui pourrait me dire qui je suis ? Et j'ai bien peur. Toute ma vie d'être incompris. Car aujourd'hui : je me sens mal aimé". Les paroles de Claude François pourraient coller à l'attitude de Pravind Jugnauth et sa tendance à s'épancher dès que l'occasion se présente.

Rien n'y fait. Malgré les appels répétés de Pravind Jugnauth à l'unité de la nation , malgré des conférences de presse de son exécutif, qui s'avèrent un désastre, où louanges et flatteries ont été mises en avant, malgré un recadrage de la communication gouvernementale pour éviter les couacs, c'est la rupture avec le peuple.

Les Mauriciens ne font pas confiance à Pravind Jugnauth.

Résultat direct de cette défiance, dans un contexte où la parole publique était déjà mise à mal : la popularité du Premier ministre est dans une courbe vertigineuse, neuf mois à peine après une élection contestée.

Esseulé, vilipendé pour sa mauvaise gestion des affaires de l'Etat, la rue réclame son départ.

Sous les yeux ébahis de la population au début du mois d'août, des tonnes de fioul se sont répandues dans les lagons du vraquier Wakashio, menaçant l’économie locale de la pêche et du tourisme. Le peuple a été aux premières loges pour observer le manque de réaction des autorités. Puis il a constaté la nécessité de faire appel à l’aide internationale, par manque de moyens techniques pour faire face à la marée noire. Il a dû lui-même retrousser ses manches pour nettoyer. Enfin, les dizaines de dauphins retrouvés morts aux alentours viennent contredire les discours officiels visant à minimiser l’ampleur de la catastrophe et ses impacts.

L’heure des comptes a sonné.

Les manifestants dénoncent les inégalités sociales, la corruption et un régime perçu comme de plus en plus autoritaire. L’île Maurice s’ajoute à une liste longue de pays en ébullition, animée par la colère citoyenne.

Pravind Jugnauth têtu, s'obstine à vanter ce qu'il estime être du  : « bon travail »

Hier, 16 septembre à Réduit, le Premier ministre a pris la parole et avance que certains passent leur temps à critiquer le travail abattu par le gouvernement et faisant référence à la pandémie Covid-19, qui a été parfaitement, selon lui, gérée par l’état. « Des fois nous ne chantons pas suffisamment nos propres louanges. » 

Pravind Jugnauth a déclaré que «certaines personnes exercent des pressions» sur lui ainsi que le gouvernement pour la réouverture des frontières. 

Il n'en démord pas, l’Organisation mondiale de la Santé, cite Maurice comme un exemple pour sa gestion de la pandémie, malgré certains détracteurs qui refusent d’y croire. «Nous sommes dans une situation difficile, nous devons être solidaires, être unis».



 



1.Posté par Karo le 18/09/2020 19:27
Je crois qu il sent que le vent est en train de tourner a l orage

2.Posté par Nund le 19/09/2020 16:27
Mr le Premier Ministre, reçevez Bruneau en direct sur MBC et trouvez une solution pour notre ILE MAURICE. Le publique Mauricien sera à vous.

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