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Société

Liberté d'expression : Subashnee Luchmun-Roy tire une balle dans les pieds du Premier ministre et du MSM


Rédigé par E. Moris le Mardi 17 Novembre 2020



Lors de la Prime ministers Question Time, au parlement ce mardi, en répondant à une question de de la députée No 4 (Port-Louis Nord/Montagne-Longue) Subashnee Luchmun-Roy, concernant les plateformes en ligne, Pravind Jugnauth a déclaré qu'un comité "d'éthique" sous la présidence du Secretary for Home Affairs sera mis sur pied au niveau du Bureau du Premier ministre à ce sujet, par rapport aux fausses informations diffusées aussi bien que les commentaires publiés par les internautes. 

Le comble du comble, le Premier ministre a annoncé que le ministère de la Technologie, de la Communication et de l'Innovation (TIC) travaille sur une nouvelle législation pour réguler davantage le harcèlement sur Internet et la cybersécurité.

Ironie du sort, depuis quelques mois, des événements très graves se passent à Maurice, des voix s'élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer des atteintes intolérables à la démocratie et à la paix sociale, alimentées par des politiciens sans scrupule. 

Le Premier ministre et le gouvernement, sont régulièrement ciblés par les internautes. Les scandales à la pelle suscitent indignation et colère. Les pages sur les réseaux sociaux se sont multipliées entre responsabilité et conviction citoyenne. D'où une prise de contrôle sur les voix dissidentes, quitte à remettre en cause le droit fondamentale des citoyens

Le Premier ministre n'hésite pas à jeter en geôle ou interpeller des internautes, qui ont pour malheur de partager des publications humoristiques, mais ferme les yeux sur la campagne communale, dont les auteurs sont des proches du MSM, et qui a pour but de diviser le pays. 

Les pages officielles du MSM Party (Mouvement Socialiste Militant) et MSM Grassroot Organization (gérée par des MP et PPS) en roue libre

Rappelons que le 10 juillet dernier, le gouvernement a franchi un nouveau pas en approuvant l'introduction du projet de loi « Criminal Code (Amendment) Bill » à l'Assemblée nationale.

Le projet de loi a pour objectif de modifier le « Criminal Code » afin de considérer comme un délit criminel : la production ou la distribution d'un article, d'un objet ou d'un document qui transmet des fausses informations trompeuses sur la souveraineté de Maurice sur toute partie de son territoire.

La question se pose : L'État a-t-il vraiment son mot à dire sur la déontologie de l'information ? La puissance publique peut-elle interférer sur les contenus publiés par des sites et sur des plateformes comme Facebook, sans porter atteinte à la liberté d'expression qui constitue l'un des piliers de notre démocratie ? 

Lire également : Incitation à la haine raciale : Silence troublant du ministre de l'Intérieur

 

Mardi 17 Novembre 2020

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