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Société

Les petits et gros mensonges de Pravind Jugnauth sur son conseiller à la sécurité Kumaresan Ilango


Rédigé par E. Moris le Vendredi 29 Juillet 2022



Un bordel sans nom ! Alors que le pays menace de couler sous les câbles SAFE avec une sombre histoire de cyber espionnage, le ministre des TIC, Deepak Balgobin est plus préoccupé par sa propre sécurité et la Data commissioner, en "mission" au Rwanda, ne pipe mot.

Dans son message à la nation (une « soi-disant » allocution télévisée), sur le scandale de sniffing , Pravind Jugnauth n’a rien dit de nouveau. Il a déclaré qu’il est « responsable de de la sécurité du pays » et qu’il a été informé qu’il y avait un problème au niveau de la sécurité du réseau de communication. C’est la raison pour laquelle, a-t-il déclaré, qu’il a opté pour un « survey indépendant ». Il a, de ce fait, demandé l’aide de l’Inde qui « collabore » avec Maurice sur le plan de la sécurité depuis 1983. Il a aussi déclaré que désormais le nouveau board de Mauritius Telecom a demandé une enquête sur toutes les transactions qui ont eu lieu sous l’ancien CEO »

Le navire est en train de couler. Mais la priorité du conseil d’administration est la cause du trou dans la coque. Au lieu de s’inquiéter que Mauritius Telecom ait été impliqué, volontairement ou bien malgré lui, dans un cas d’espionnage, le nouveau board veut savoir comment des images des caméras CCTV de la Landing Station de Baie-du-Jacotet se sont retrouvées dans la presse...

Fact-checking : Pravind Jugnauth induit sciemment en erreur la population

Ainsi, le nouveau board a opté pour un audit technique sur toute l’affaire mais aussi et surtout pour retracer la façon sont se serait déroulée la fuite d’images CCTV. L’endroit étant un restricted area, personne ne comprend comment ces images se sont retrouvés à la rue Labourdonnais, chez Radio Plus. Comme s’il fallait être sorcier pour le découvrir !

Mais c'est une scène surréaliste qui s'est déroulé le 19 juillet, au sein de l'assemblée qui devrait retenir notre attention. Alors que le député du Mouvement militant mauricien (MMM), Reza Uteem, demandait au Premier ministre des précisions sur le rôle du ressortissant indien, Kumaresan Ilango, affecté à Maurice en tant que National Security Adviser, attaché au Prime Minister’s Office, Pravind Jugnauth a été sur la défensive. « Le National Security Adviser, Kumaresan Ilango a été nommé à la suite d’une requête au gouvernement Indien », a répondu Pravind Jugnauth. À la question de savoir si Pravind Jugnauth était au courant de la controverse entourant, Kumaresan Ilango, en 2015 au Sri Lanka, ce dernier a botté en touche. Pravind Jugnauth a dans un premier temps dit ne pas savoir, puis en prenant connaissance des coupures de presse remis par le député, le Pm se basant sur un article de presse a parlé de "rumeurs" et d'India bashing.

Le député mauve a voulu savoir également si c'est le National Security Adviser, Kumaresan Ilango qui a conseillé le Premier ministre à ordonner l’ancien Chief Executive Officer de Mauritius Telecom d’autoriser l’accès à des techniciens indiens à la ‘landing station’ de Baie-du-Jacotet.  Pravind Jugnauth de répondre : « une enquête policière est en cours ».  

C'est le média indien « The Print », qui donnera plus de précision sur le sujet. Praveen Swami, révèle dans un article, « Comment la crainte de l'espionnage numérique chinois a amené la RAW à s'impliquer à Maurice et a conduit au scandale de l'espionnage ! », l’implication du service de renseignement indien dans l’affaire de sniffing allégué.

Selon l'auteur, depuis 2021, des experts techniques du Research and Analysis Wing, le service de renseignement indien, avaient adressé des mises en garde concernant l’utilisation, par l’armée chinoise, d’une infrastructure internet construite par Huawei à Maurice et c'est l’Indien Kumaresan Ilango, l’actuel National Security Advisor, qui est à la base de ces préoccupations.

Selon The Print, les équipements que le RAW voulait installer à Baie-de-Jacotet seraient des digital sniffers, soit des équipements pouvant intercepter le trafic internet et sauvegarder certaines données pour analyses. Mais d’autres révélations sont faites. D’abord, Praveen Swami soutient que des équipements similaires auraient été utilisés à la Landing Station de Kochi où passent aussi les câbles SAFE. Il affirme aussi que la Chine espionne l’Inde afin de savoir ce qui se passe à Agalega. Apparemment, le RAW s’inquiète de l’ampleur qu’a prise Huawei à Maurice, notamment le fait qu’il ait décroché le contrat de Safe City et d’autres.

Crédit vidéo : The Print


Vendredi 29 Juillet 2022


1.Posté par Caro le 30/07/2022 09:10
Exactement, Maurice est tout Huawey, tout est Huawey, des pays comme la Grande Bretagne, la France ont refusé ce tout Huawey (système espion de grande ampleur Chinois), mais à Maurice on a rien vu venir, sauf les grandes courbettes et le fric de Huawey!!!!

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