Menu

Politique

Yogida Sawmynaden : fantassin de la polémique en pleine rentrée parlementaire


Rédigé par E. Moris le Mercredi 19 Octobre 2022

L'ancien ministre du Commerce s’attire les foudres et critiques et plonge le Premier ministre dans le crime organisé et les bas fonds de la mafia.



Une rentrée parlementaire qui a mis tout le monde mal à l'aise. Après les conclusions accablantes du rapport de l'enquête judiciaire sur la mort de l'ancien agent MSM, Soopramanien Kistnen, on aurait pu penser ou du moins espérer, que Pravind Jugnauth, l'homme de "principes" exige la démission de Sawmynaden au sein de son gouvernement. Mais il était là et bien présent.

Comment accepter qu'un homme pris dans l'engrenage judiciaire s'offre un congé politique aux frais des contribuables ? L'homme a beau clamer à qui l'entendre qu'il " step down to come back stronger ", personne n'est dupe. La mort de cet agent du MSM démontre qu'il y aurait une tentative délibérée de camoufler un meurtre en suicide, resserrant l'étau inéluctablement sur l'ancien ministre. L'emploi fictif de la veuve, Simla Kistnen comme Constituency Clerk, n'est qu'une partie de l'iceberg. 

Covid-19: comment les mafia ont profité de la pandémie à l'île Maurice

Ce mardi, Pravind Jugnauth comme à son habitude a voulu gagner du temps en contestant  l'authenticité du rapport rendu récemment public. Mais le rapport du Public Accounts Committee (PAC), public, a pourtant mis en évidence, l'implication de l'ancien ministre du Commerce. Sans que son nom ne soit cité, il est au centre de la première partie du rapport du Public Accounts Committee. On y apprend que Yogida Sawmynaden revenait du High Level Committee et donnait des instructions que ses officiers exécutaient. Cela, sans le moindre document à l’appui !

Pravind Jugnauth continue d'afficher sa solidarité auprès de son colistier Yogida Sawmynaden. Mais jusqu'à quand ? Lors de sa réponse liminaire ce mardi, le leader de l'opposition a réussi à pousser le Premier ministre à concéder que Yogida Sawmynaden n'a pas été interrogé par la police après que la magistrate qui a présidé l'enquête judiciaire ait soumis son rapport. C'est du bout des lèvres et à demi-mot que Pravind Jugnauth l'a concédé. 

Pravind Jugnauth a rappelé que la magistrate de Moka d'alors a soumis son rapport le 26 janvier 2022. Et que le DPP a ordonné à la police de refaire l'enquête. Le Premier ministre a expliqué que 98 dépositions avaient été consignées par la police jusqu'à janvier 2022. Depuis la soumission du rapport de la magistrate Mungroo-Jugurnath, 17 autres personnes ont été interrogées par la MCIT. Donc, lorsque Xavier-Luc Duval a demandé si Yogida Sawmynaden avait été interrogé après janvier 2022, Pravind Jugnauth a déclaré que non. Mais il a immédiatement ajouté que le député du no 8 avait donné 8 dépositions à la police. Xavier-Luc Duval a immédiatement souligné que c'était par rapport à l'affaire Constituency Clerk.

Rappelons que c'est un contrat de nettoyage de la State Trading Corporation (STC) qui tombait sous la tutelle du ministère du Commerce de Yogida Sawmynaden qui a fait surface dans l’affaire Kistnen. L’agent du MSM aurait participé à un appel d'offres avec la promesse de toucher de l'argent, jusqu'à qu'il se rend compte d'avoir été berné et de vouloir tout dénoncer. En retour, Soopramanien Kistnen a trouvé la mort dans des circonstances troublantes. Depuis, c'est une véritable boîte de Pandore. Les révélations en cour démontrent les failles du système et la corruption qui sévit dans chaque organisme d'Etat.

Mercredi 19 Octobre 2022


1.Posté par Chatwa le 19/10/2022 09:21
On expulse Rajesh Bagwan, un député élu et réelu en première position depuis des lustres et on garde bien au chaud cette vermine de Yogida kk volère magouilleur et complice des assassins !!! Voilà ce que représente ce gouvernement pourri et son Pinok 19 ti Crétin. Mais il y a un jour qu'on appelle demain et ce demain n'est pas loin. De l'hôtel du gouvernement à Alcatraz.....

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.