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Politique

[Opinion] Congrès du MSM : Le petit crétin poursuit sa croisade contre la presse


Rédigé par E. Moris le Samedi 13 Août 2022



Acculé, Pravind Jugnauth s'offre une balade dans les 20 circonscriptions de l'île dans le cadre des célébrations des 40 ans du MSM qui auront lieu...l'année prochaine.

C'est donc, durant les trois mois de vacances parlementaires que la majorité gouvernementale se serrent les coudes et les fesses, face aux scandales politico-financiers qui suscitent indignation et colère. L'État vire de plus en plus en une propagande d’État qui transporte son lot de mensonges, évacuant ainsi toute critique, n’écoutant plus personne si ce n’est sa petite rhétorique qui l’absout de toute responsabilité, qui ne l’enjoint à aucun compromis. Par cynisme, pour Pravind Jugnauth et ses sherpas, si ils ont été élus c'est qu'il peuvent donc gouverner comme il l’entendent. Le problème, c’est que la démocratie, ce n’est pas ça. La responsabilité de respecter les normes démocratiques et l’esprit des institutions ne s’éteint pas après le vote. Même si rappelons le, les récentes élections législatives sont contestées devant la Cour suprême !

L’autoritarisme de Pravind Jugnauth n’est pas un sujet nouveau, mais la réponse politique à la crise sociale et économique en fournit de fraîches illustrations. Il n'y a plus aucune structure indépendante qui supervise l’exécutif et l’oblige à rendre des comptes, tant les nominations des petits copains ont été distribuées à la pelle. Quant aux tribunaux, ils sont trop lents pour soutenir le rythme des abus de pouvoir et leur efficacité est court-circuitée par un Attorney General inféodé au Premier ministre.

L’histoire montre que les démocraties s’éteignent doucement, par la mise au rancard des normes démocratiques. Les Mauriciens continueront-ils à se laisser entraîner dans cette voie jusqu'en 2024 ? Ce n'est pas la première fois que Pravind Jugnauth s'en prend à la presse, mais de mémoire les allégations concernant certains journalistes démontrent que le pays a déjà glissé vers une dictature. A la Réunion, l'éditorialiste Pierrot Dupuy, titrait en Une du journal en ligne Zinfos974 dès 2019 : " L'île Maurice est-elle en train de devenir une dictature?" Selon Pierrot Dupuy, des voix s'élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer des atteintes intolérables à la démocratie. 

Dans une certaine folie, Pravind Jugnauth a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de répression. Les tentatives d'intimidation envers les membres de la presse mauricienne qualifiés de « mafieux » sont récurrentes. Depuis quelques semaines, Pravind Jugnauth fait un dangereux parallèle et qu’il veut casser les reins de la mafia mais que les journalistes "complices", aussi tentent tout pour les protéger. Mieux vaut en rire !

C'est ainsi que pour marquer le coup d’envoi de la série de congrès en marge des célébrations des 40 ans du MSM, Pravind Jugnauth a tenu un discours virulent et haineux contre la presse hier à Triolet, mais aussi ce samedi à Gros Bois. L’opposition, l'ami intime du couple Jugnauth, Sherry Singh, Navin Ramgoolam (ses problèmes de santé) et la presse ont été la cible de ses attaques. Répétitif, comme un disque rayé, se croyant au cirque, Pravind Jugnauth a harangué la foule contre la presse avec trompettes et tambours comme fond sonore. « Mo pou deal ar zot! » Une attitude dangereuse et révélatrice d'un homme qui a franchi la ligne rouge. Pravind Jugnauth a tout au long de ses discours, critiqué la presse, plus particulièrement l’express, mais aussi Le Mauricien. « L’express et Le Mauricien m’avaient déjà condamné. Mais ils ne sont pas une cour de justice. Néanmoins, j’espère qu’ils vont avoir la décence de respecter le verdict de la justice », a-t-il déclaré. 

Chagos : Le culot de Pravind Jugnauth contre la presse locale

Le chef du gouvernement a aussi dénoncé non seulement une alliance entre des politiciens mais aussi une alliance entre des politiques et la presse écrite et parlée. « Ils se sont tous regroupés. J’appelle cela une mafia. Ils sont ensemble et coordonnent leurs actions. Mais la vérité vaincra toujours », a-t-il déclaré. Il a surtout ciblé l’express, Nawaz Noorbux, Alkhiz Ramdin et, dans une moindre mesure, Le Mauricien. On se croyait revenu dans les années 80 et 90 à l’époque où sir Anerood Jugnauth critiquait violemment les médias.

Jamais l’actuel leader du MSM ne s’est attaqué avec une telle virulence aux médias. « Il y a non seulement une alliance entre des politiciens mais aussi entre les politiciens et certains médias. L’express par exemple. Ils se sont ralliés. Pour eux, l’homme à abattre c’est Pravind Jugnauth ! » Il a aussi évoqué toutes les campagnes menées contre lui par ses adversaires… avec l’aide des journalistes. « On m’a accusé d’être un Premier ministre l’imposte. En 2019 j’ai remporté les élections. Où était l’imposte messieurs les journalistes ? Mais je suis patient. C’est une presse ça ! » Il a aussi violemment critiqué Nawaz Noorbux et Alkhiz Ramdin, qu’il a surnommés 'Nawazsaheb', 'ChotaNawaz', 'MahaNawaz' et 'Alkhizsaheb'. « Il semble que Nawazsaheb est désormais un juge et que Téléplus est désormais enquêteur… »

Où cela va mener ? L’avenir nous le dira.
 

Samedi 13 Août 2022


1.Posté par Caro le 17/08/2022 22:45
Ce mec est complètement fou!

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