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Société

Scandale pharmaceutique: Les arrestations de l'Icac sont de la poudre de perlimpinpin


Rédigé par E. Moris le Samedi 31 Octobre 2020



L’enquête de l’Icac sur les contrats d’approvisionnement des médicaments et équipements médicaux durant le confinement, pourrait s’arrêter aux personnes déjà arrêtés et inculpées provisoirement devant les tribunaux. 

Du fait que c’est une accusation provisoire de blanchiment qui a été logée contre elles et non de corruption, tout laisse à penser que dès que la provenance de l’argent aura été prouvée, même l’accusation de blanchiment sera abandonnée. C'est ainsi que ceux qui, au sein du gouvernement, seraient impliqués, n'auront pas à rendre compte de quoi que ce soit. 

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L’enquête ne va pas expliquer pourquoi les équipements et médicaments ont été achetés en utilisant la procédure d’urgence. Les inculpations provisoires de blanchiment d’argent logées par l’Independent Commission Against Corruption (Icac), ne sont que de la poudre aux yeux.

Il ne faut pas avoir BAC +5 pour comprendre que le paiement effectué par le ministère ou la State Trading Corporation (STC) envers les fournisseurs peut constituer un blanchiment d’argent. Ce qui frappe c'est qu'vec la formulation de telles accusations de blanchiment argent, l’Icac ne pourra pas considérer s’il n’y a eu corruption, ou d’autres délits sous la POCA, alors que tout laisse à penser que des questions relevant d’actes de corruption sous la Prevention of Corruption Act (POCA), auraient été plus pertinentes, telles que des conflits d’intérêts et trafics d’influence, entre autres.

Reste à savoir si le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), estimera suffisantes les accusations qui ont été proférées ou si, suite au rapport préliminaire que doit soumettre l’Icac aux services du DPP, en vertu de l’article 47(6) de la POCA, il ne voudra pas requalifier ces accusations.

Samedi 31 Octobre 2020

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