Politique

Paul Bérenger : « Il ne faut pas répéter l’erreur de Valayden sur la sodomie »

Samedi 15 Décembre 2018

La décriminalisation de la sodomie était un des thèmes abordés par le leader du MMM lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

Cette semaine, à un atelier de travail sur les droits de la communauté LGBTI, l’Attorney General et ministre de la Justice avait affirmé que la section 250 du Code pénal qui criminalise la sodomie, même entre adultes consentants, était archaïque.

Ce matin donc, Paul Bérenger a mis en garde contre une répétition de l’erreur de 2007 par l’Attorney General d’alors, Rama Valayden.

« Il ne faut pas tenter de décriminaliser la sodomie par le biais d’une astuce légal, au détour d’un autre projet de loi. Donc, ne répétez pas l’erreur de Valayden. Cela avait débouché sur un retour de bâton », a indiqué Paul Bérenger. 

Pour lui, les propos de Maneesh Gobin sur la question découlent de pressions venant de l’Union européenne. « D’autant que l’Attorney General et le Premier ministre ne sont pas sur la même longueur d’onde sur cette question. Il faut se rappeler les déclarations de Pravind Jugnauth et du MSM à l’époque. Elles étaient aussi archaïques que la section 250 du Code pénal », a ironisé Paul Bérenger.

Ce dernier s’est prononcé pour un débat à Maurice sur le sujet, mais pas avant les prochaines législatives…

Paul Bérenger a aussi évoqué le report du vote sur le projet de loi sur la réforme électorale. Il a précisé qu’il n’y aura aucune discussion avec le MSM sur le sujet. Il a aussi démenti tout rapprochement avec ce parti, « comme tendent à le faire accroire certains articles de presse ».

Il a cependant rappelé qu’étant donné le fait que le projet de loi ne sera pas voté, à cause de l’absence de la majorité de trois-quarts, le gouvernement doit déjà penser à un mini-amendement de la Constitution pour permettre aux candidats qui le souhaitent de ne pas déclarer leur appartenance à l’une des communautés citées dans la Constitution. Comme en 2014.

Rédigé par E. Moris le Samedi 15 Décembre 2018

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.