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Opinion

[Opinion] Sexe, magouille, meurtre et corruption : le MSM explose en plein vol avec une paire de savates dodo


Rédigé par E. Moris le Vendredi 17 Décembre 2021



[Opinion] Sexe, magouille, meurtre et corruption : le MSM explose en plein vol avec une paire de savates dodo
Omerta, argent, corruption, mensonges, meurtre d'un agent, le MSM ressemble beaucoup à celui de la mafia.

A la suite du décès du patriarche, la dynastie Jugnauth est menacée d'extinction avec le rejeton Pravind. Depuis leur retour au pouvoir sous le slogan aguicheur de "viré mam", chaque jour qui passe, donne l'impression d'une chute programmée. Agents, députés, ministres, Premier ministre, toutes ces figures se mêlent. Le résultat est qu’il n’y a pratiquement plus de personnes d'intègres et d'honnêtes au sein d'un parti politique qui se vante de gouverner "autrement".

La corruption est devenue monnaie courante. Des élus, des candidats battus ou des hommes de l'ombre, obnubilés par l’argent ont mis en place un système qui leur permet de s’enrichir impunément. C'est dans cet atmosphère tendue de contestation populaire que se mêle les difficultés de l'exécutif à rester crédible. La question sera bientôt de savoir quand cela s’arrêtera enfin. 

La politique de la "braguette ouverte" vulgarisée par nul autre que le Premier ministre lors de sa dernière campagne électorale, en prenant pour cible son adversaire politique, semble désormais lui retomber sur la figure. Quand ce ne sont pas des allégations sur son épouse et un Prince autoproclamé au bord d'une piscine, c'est la 'bourse' du ministre des Finances qui intéresse les Mauriciens. Et pour cause, de forts soupçons de promotion canapé sont mis en avant.

Si l'ancien patron du Fond monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a été la cible de plusieurs affaires mêlant sexe et politique, avec un retentissement international. L'homme politique qui participait aussi à des parties fines avec des prostituées avant l'affaire Nafissa Dialou, DSK n'a jamais nié avoir participé à ces soirées mais il a maintenu ne pas savoir que certaines de ses partenaires étaient des professionnelles...

Les hommes politiques ont toujours eu la réputation d’être des séducteurs. A Maurice, entre secrets d’alcôve et secrets d’Etat, un projecteur est braqué sur des nominations de jeunes filles au sein des organismes de l'Etat, sous la tutelle rapprochée du ministre des Finances. Un scandale pas encore médiatisé mais popularisé sur les réseaux sociaux. 

« Le pouvoir est le plus puissant des aphrodisiaques », expliquait Henry Kissinger. Nulle raison que cela se dégonfle, malgré les affaires. Avec un pied au temple et une paire de savates dodo dans sa circonscription, le ministre des Finances est soupçonné d'avoir non pas une double vie, qu’elle soit partielle (une maîtresse) ou totale (un deuxième foyer en parallèle), mais cinq ! Faisant ainsi de son harem des jaloux.

La digue cède, on colmate les brèches, en rappelant la sacrosainte séparation de la vie publique et de la vie privée. Et, chaque fois, elle craque à nouveau. Il a suffi d’un teasing venant d'un leader politique pour ouvrir la boîte de Pandore. Captures d'écran, et photos circulent sous le tapis ou via le numérique, le temps de l'impunité du Don Juan risque de s'achever. Non seulement les entorses à la loi risquent de freiner cet appétit gourmande pour faire bénéficier des maitresses supposées à certains privilèges de l'Etat, mais c'est tout un système qui se remet en question. De même pour une bonne part de la gent féminine, qui ferait bien d'abjurer sa fascination exagérée pour ceux qui nous dirigent. 

Vendredi 17 Décembre 2021