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Société

[Opinion] « On me traite d’incompétent, mais aujourd’hui la population peut se regrouper sans crainte »


Rédigé par E. Moris le Lundi 12 Juillet 2021



Verba volant, scripta manent est une locution latine qui peut se traduire en français : « les paroles s’envolent, les écrits restent ». Ce proverbe antique, qui aurait son origine dans un discours prononcé par le sénateur Caius Titus, suggère une plus grande prudence dans la formulation d’un texte, choix des paroles et expression des sentiments, lorsqu’il s’agit de mettre quelque chose par écrit, car les paroles ‘dites’ peuvent être rapidement oubliées ou facilement démenties, tandis que les paroles ‘écrites’ deviennent documents incontestables.

Sauf qu'à l'ère du numérique, les paroles sont archivées et sauvegardées avec une mémoire phénoménale. Rappelez-vous, c'était au mois de novembre 2020, le Premier ministre Pravind Jugnauth s'était réjouit avec une fierté non dissimulée des mesures prises pour contenir la propagation du Covid-19 à Maurice, alors que se profilait dans la matinée un début d’inquiétude avec un Mauricien positif dans la communauté. C'était la première alerte d'un système défaillant.

« Mo pe kontigne protez ou, ena lev ar mwa » 

Bravache, Pravind Jugnauth avait une nouvelle fois fait une sortie contre ses détracteurs qui le traite "d'incompétent" , à St-Pierre, à l’occasion d’un déjeuner organisé pour les personnes âgées : « Ou kone komie fwa inn dir Premye Minis inkonpetan? Ena swet zis mo maler ». « Si dans mon incompétence mo pe kapav fer Maurice, sel pays dans le monde kot nou p kav rassemble, sans auken contrainte, be si mo ti un peu compétent be sa nou defons filé sa ! ».

« On me traite d’incompétent, mais aujourd’hui la population peut se regrouper sans crainte », ce qui n'est pas le cas dans d’autres pays à travers le monde...

Que s'est-il passé entre-temps. Un deuxième confinement suite à un cluster détecté chez un grossiste de fruits et légumes au mois de mars dernier. Le Dr Gaud, conseillère au Bureau du Premier ministre, allant jusqu'à évoquer dans un premier temps, un cas unique au monde de contamination à travers l'emballage plastique. Depuis, malgré des mesures sanitaires drastiques et un Etat s'arrogeant le droit de priver de mouvements les citoyens, le pays est quadrillé en zone rouge avec en moyenne 20 nouveaux cas par jour. 

Des chiffres qui font froid dans le dos en cette période de crise économique où 19 hôtels sont utilisés comme centres de quarantaine et centres de soins. En effet, du 5 mars au 11 juillet, pas moins de 12 000 personnes ont effectué un séjour en quarantaine. Soit Rs 45 000 par personne, pour un total de plus de Rs 550 millions. Des hôteliers qui reçoivent des aides et des subventions de l'Etat, et qui en même temps profitent du Covid. Personne ne trouve à y redire. Pourtant c'est un système qui connait ses limites, où des personnes positives et non positives au Covid sont logées aux frais de l'Etat donc des contribuables. 

Qui sont les responsables ?

Ces nouveaux cas autochtones surviennent alors que la campagne de vaccination avait démarré sur le plan national. Le comité santé présidé par le Dr Joomaye, jouant au fantôme de l'Opéra, semble connaître ses limites avec des experts qui ne cessent de se vanter d'une gestion de crise exemplaire mais qui s'apparente au chaos. Rappelons la mise en lumière des contrats aux petits copains durant le confinement et de l'argent publique jeté par les fenêtres avec le scandale des respirateurs artificiels.

« Malgré (...) un protocole sanitaire des plus stricts au monde », selon Pravind Jugnauth, se retrouver au point de départ, à trois jours de la réouverture des frontières, est totalement inacceptable. N'en déplaise aux sherpas du gouvernement.

 

Lundi 12 Juillet 2021


1.Posté par Caro le 13/07/2021 14:55
Encore perdu Pinokio!!!!
T es vraiment un incompétent, y a plus de doute!

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