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Culture

Mauritius Street Art: Une galerie d’œuvres éphémères à ciel ouvert par GADA


Rédigé par E. Moris le Vendredi 6 Novembre 2020

C'est l'été à l'île Maurice, quoi de mieux que de flâner dans les rues à la découverte d'une galerie d’œuvres éphémères à ciel ouvert.



@ Éditions VIZAVI @ GADA
@ Éditions VIZAVI @ GADA
A la suite de son Best-seller, Mauritius No Comment, la pétillante photographe mauricienne d’origine suisse, citoyenne engagée, passionnée de cultures et fascinée par la diversité des sociétés humaines, GADA, nous propose de (re)découvrir quelques œuvres d’artistes mauriciens photographiées, dans son nouveau livre MAURITIUS STREET ART.

 

Depuis quelques années, le street art s’est imposé dans l’environnement mauricien. Si cette expression artistique était plutôt confidentielle avant 2015, elle s’est développée sous l’impulsion des festivals Porlwi by Light, Porlwi by People et Porlwi by Nature qui ont sollicité de nombreux artistes mauriciens et étrangers pour s’exprimer sur les murs de la capitale. Une mission que prolongent aujourd’hui la New Chinatown Foundation à Port Louis ainsi que des associations ou des entreprises à travers l’île.

En tournant les pages du livre, le lecteur sillonnera l’île en découvrant les artistes mauriciens et étrangers qui ont enrichi l’espace public avec des images et des messages environnementaux, sociaux ou politiques aux résonnances multiples. Graphs, fresques, graffiti, mosaïques, pochoirs s’affichent sur les murs de l’île, d’une rue à l’autre de la capitale, d’un village à une plage. 
 

Grâce à une carte de Maurice et une carte de Port Louis à la fin de l’ouvrage, les lecteurs pourront se rendre in situ pour admirer les œuvres avant qu’elles ne disparaissent sous la patine du temps. Le livre devient alors un guide pour visiter une galerie d’art à ciel ouvert du nord au sud de l’île et d’est en ouest. 

MAURITIUS STREET ART rappelle aussi à notre souvenir la présence de quelques œuvres disparues comme notamment l’admirable fresque de Mahébourg sur les Chagos dont on ne devine plus aujourd’hui que quelques traits sur un mur appelé à disparaître.

 

Les œuvres photographiées par GADA s’imprimeront dans nos mémoires en retenant par exemple, parmi la quarantaine d’artistes mauriciens présents, l’univers d’Evan Sohun, les portraits de Joshila Dhaby, les graphs de Resko, les oiseaux de Jody Jean Pierre, le trait de Brian Lamoureux ou encore celui de Gaël Froget.

Quant aux amateurs de cet art né aux États-Unis dans les années 70, ils reconnaîtront le travail d’une vingtaine de signatures internationales dont les monstres de Bault, les portraits historiques de Corine Dalle-Ore, les femmes de Frau Isa, l’enfant de Seth ou les compositions géométriques de Quintessenz.

 


Et pour retrouver des dessins humoristiques propres au street art, le lecteur spectateur ira dans l’île sur la piste du bestiaire du réunionnais Mehdi MLC ou des gouzous de Jace, ces petits personnages orange plein d’humour qu’affectionne le street artiste français vivant à la Réunion. Des hôtels et des collectifs mauriciens, entre autres les collectif Artis, Père Laval, New Chinatown Foundation et Mangalkhan, ont aussi donné à des jeunes l’opportunité de s’exprimer pour enrichir les murs du pays. 

Des rues des villes aux routes côtières de l’île, si le street art mauricien a de fortes résonnances urbaines comme ailleurs, il devient par endroit un « beach art » imposant ainsi une signature insulaire à une expression artistique associée habituellement à de grandes métropoles.


 


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