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International

Le journal Le Monde épingle la campagne de promotion touristique de la MTPA


Rédigé par E. Moris le Jeudi 29 Octobre 2020



Le journal « Le Monde » donne la réplique à la campagne de promotion touristique lancée en France par les autorités mauriciennes. 

C'est donc en Une du journal que l'article a été publié hier, mercredi 28 octobre sous le titre: "L’île Maurice porte les séquelles de la marée noire « MV Wakashio »", en parlant de suspicion autour du naufrage du Wakashio.

« Trois mois après le naufrage du vraquier, l’absence de communication de la part des autorités entretient un climat de suspicion autour de la catastrophe environnementale ».

"A Maurice, entre Mahébourg et Trou-d’Eau-Douce, l’heure est au nettoyage fin. Des entreprises spécialisées traquent les résidus de fioul dans la moindre cavité du littoral, tamponnent délicatement la surface du corail, éliminent à la brosse douce toute trace de la marée noire." Tel est du moins, souligne l'auteur de l'article, le message de la MTPA a choisi pour restaurer l’attrait de ses plages de rêve dans une campagne de communication lancée mardi 27 octobre.

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Le Monde rappelle que trois mois après son naufrage, le 25 juillet, le MV Wakashio – un vraquier japonais de 300 mètres de long battant pavillon panaméen –, dont une partie de la coque est toujours encastrée sur un récif à la pointe d’Esny, les pêcheurs ne peuvent plus vendre leur poisson.

Une catastrophe environnementale sans précédent

Une part des hydrocarbures mêlée aux huiles de moteur et au diesel des générateurs s’est immiscée dans la mangrove et a souillé la réserve naturelle de l’île aux Aigrettes. Plus de 3 000 tonnes de fioul ont bien été pompées dans la coque du navire avant qu’elle ne se disloque à la mi-août, mais 1 000 tonnes se sont écoulées dans l’environnement. 

"Il faudra attendre que les premières taches d’hydrocarbures s’étalent à la surface des ces eaux cristallines, le 6 août, pour que sonne l’alerte générale."

La gestion de la catastrophe par le gouvernement – son absence de communication en particulier – est également mis en avant. Son retard dans l’action aussi.

La journaliste rappelle que le 29 août, environ 70 000 manifestants mécontents ont défilé dans la capitale, à Port Louis.

Le pays de 1,27 million d’habitants n’avait pas connu un mouvement d’une telle ampleur depuis 1982. C’est dans ce climat tendu qu’un nouveau drame survient le 31 août, avec le naufrage du remorqueur le Sir-Gaëtan qui tirait une barge servant à décharger le vraquier japonais. Le bilan est lourd : trois morts et un disparu. 

Le 27 août, nouveau coup du sort : cinquante dauphins d’Electre s’échouent sur le rivage non loin du lieu du naufrage. Le 12 septembre, au moins 20 000 personnes marchent à nouveau à Mahébourg. Le
« manque de transparence » est décriée sachant que le rapport des nécropsies ne sont toujours pas connu.





 


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