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Société

Le business des Mauriciens bloqués et rapatriés de l'étranger


Rédigé par E. Moris le Lundi 5 Octobre 2020



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Steven Obeegadoo fait ce qu'il sait mieux faire depuis son entrée dans le gouvernement. D'une reconnaissance sans faille envers celui qui lui accordé un nouveau ministère à gérer en sus du Logement.

Concernant la réouverture partielle des frontières, le Premier ministre adjoint et ministre du Tourisme n'en rate pas une pour s'autogratuler et flatter le chef du gouvernement. Un déluge d'éloges, allant jusqu'à parler de Maurice comme un cas unique au monde. Omettant au passage les décès, les scandales pharmaceutiques et la polémique liée sur la fermeture des frontières au  profit de la famille du Premier ministre. Tout effacé avec la gomme la magique !

Effectivement depuis la fermeture des frontières "précipitée" au mois de mars, le pays vit en autarcie, créant malaises sociales, récession et restrictions de la liberté de mouvements des citoyens. A l'île Maurice, après le confinement, l'état continue de contrôler la liberté d'autrui, en instaurant des mesures qualifiées de "sévères", sous le prétexte infantilisant de "protéger" la population, tout en mettant le pays à genou économiquement.

La nouvelle conseillère au Bureau du Premier ministre, Catherine Gaud, allant jusqu'à déclarer, qu'il n'y a pas eu de première vague de Covid-19 à Maurice, juste un petit passage...

Le business de la quarantaine : « Ou pa gagn drwa rant dan Moris san enn package karanten ». C’est ce qu’a affirmé  Steven Obeegadoo. En sus des hôtels de 3, 4 et 5 étoiles, imposés par les autorités, les touristes devront débourser une somme de Rs 13 500 comme frais médicaux. Comme une fleur jetée à la tête des Mauriciens, le service médical sera gratuit, pour eux.

«Les opérations de rapatriement avec la quarantaine ont coûté environ Rs 300 millions à l’État», a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha.

9 000 Mauriciens ont été rapatriés à ce jour, au gré de la bonne volonté des ambassades et consuls honoraires répondant à leur détresse de l'étranger. Il est difficile d’évaluer le nombre de Mauriciens qui veulent rentrer au pays. Les désistements surviennent à la pelle, suite au fait de faire chèrement payé ceux qui ne peuvent payer leur billet et le séjour en quarantaine.

Rappelons que malgré le scandale autour de la centrale St Louis, la Banque africaine de développement n’en veut pas à Maurice. Et pour cause ! Elle a offert un prêt de 188 millions d’euros au pays dans le cadre du COVID-19 Crisis Response Budget Programme.

L’objectif est d’aider le gouvernement à se relever des effets de la pandémie. Rappelons que ce n’est qu’une des facilités obtenues jusqu’ici par Maurice.

Notons que le pays a déjà obtenu 96 millions de dollars, soit environ Rs 4 milliards, du Fonds monétaire international. Il a aussi cherché l’aide de l’Agence Française de Développement et de la Banque mondiale d’environ Rs 25 milliards. Puis, il y a les diverses ambassades et missions diplomatiques qui ont aidé le pays à travers des petits dons, qui ont toute leur importance. Par exemple, l’ambassade des États-Unis a apporté un soutien financier de $ 500 000 à Maurice alors que le haut-commissariat britannique a mis un Covid-19 Fund pour venir en aide à Maurice.

Lundi 5 Octobre 2020

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