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Politique

La plateforme L’Espoir divisée sur le PTr


Rédigé par E. Moris le Vendredi 20 Mai 2022

Les quatre principaux dirigeants de la plateforme L’Espoir ne sont pas sur la même longueur d’onde en ce qui concerne les négociations avec le PTr et surtout Navin Ramgoolam. Il suffit de s’attarder sur leurs interventions respectives, hier soir à Fond du Sac, pour s’en rendre compte.



Chacun a dit une petite phrase, que ce soit une petite pique ou une petite invitation, sur les négociations avec le PTr. Xavier-Luc Duval d’abord ! Il faut savoir que c’est lui qui mène les négociations actuellement. Il a remplacé Paul Bérenger.

Hier, à la fin de son intervention, il a déclaré qu’il « faut s’assurer que tous les politiciens de l’opposition se mettent ensemble pour les prochaines élections ». Il n’a pas commis l’erreur de Saint Pierre. Parlant en premier, il ne pouvait s’attendre à ce que Roshi Bhadain et Nando Bodha égratignent Navin Ramgoolam dans leurs interventions. Cette fois, il a donné le la, sachant que ses camarades n’oseront le prendre à revers… du moins directement. Après la réunion de Saint Pierre, il avait dû envoyer le pauvre Patrice Armance au front, le lendemain en conférence de presse, pour souligner qu’il y a de la place au sein de la plateforme L’Espoir. 

Mais c’était mal connaître Roshi Bhadain ! À la fin de son intervention, il a fait une sortie contre « celui qui a l’habitude de dire ‘Main hoon na’ (Je suis là) » ainsi que « kan mo là ou pas peur et kan ou là mo pas peur ». Qui a-t-il visé sans le nommer ? Navin Ramgoolam évidemment. Roshi Bhadain a terminé par une phrase en hindi pour se moquer de Ramgoolam. Certes, c’était plus subtil qu’à Saint Pierre. Quoi que, la subtilité et Roshi Bhadain, cela fait deux… même trois. 

À Saint Pierre, Nando Bodha avait sorti le poignard contre Navin Ramgoolam. Ouvertement ! Cette fois, difficile de dire ! Il a parlé de la nécessité d’être soudé, d’un changement radical qui ne consiste pas à remplacer le Premier ministre et les ministres, mais aussi et surtout de l’importance d’avoir la bonne personne au bon endroit. Dans sa tête ne visait-il pas Ramgoolam ? Lui, en tout cas, sait faire preuve de subtilité… Du moins davantage que Roshi Bhadain. 

Et Paul Bérenger dans tout ça ! Après avoir concentré ses tirs sur le Speaker, qu’il a qualifié de « sauvage » tout en précisant que c’est une insulte au terme « sauvage », il a déclaré à la fin de son intervention que « toutes les personnes qui aiment le pays et veulent le sauver doivent se joindre » à l’Espoir. Il a répété la phrase deux fois. Ce n’est pas pour rien ! La phrase, cela est clair, est destinée au PTr. Même s’il aurait pu, de sa cour à Riverwalk, hurler la phrase à son voisin Ramgoolam. Mais non, Paul Bérenger aime trop les messageries publiques. C’est pourquoi il n’est plus le négociateur !

Vendredi 20 Mai 2022

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