Culture

Droits d’auteur : Des artistes mettent leur menace à exécution et portent plainte en Cour suprême

Jeudi 15 Août 2019

Le chanteur Bruno Raya.
Le chanteur Bruno Raya.
Après la mise en-demeure par leurs hommes de loi, le 3 juillet dernier, par le chanteur Bruno Raya et Louis Borghini Doguena –  connu comme Dr Boyzini – au ministre des Arts et de la culture, Pradeep Roopun ainsi qu’à la Mauritius Society of Authors (MASA).

Les artistes passent à l'offensive et continue de revendiquer leurs droits. Ils avaient lancé un ultimatum, faute de quoi une action en Cour suprême était envisagée. Chose faite. Ils ont logé une plainte contre le ministre des Arts et de la culture en Cour suprême ce jeudi 15 août. Ils souhaitent que l’instance judiciaire ordonne au ministre de se prononcer.

L’affaire sera appelée le 12 septembre prochain en Cour suprême. Les deux artistes locaux sont représentés par l’avoué Kaviraj Bokhoree et Me Nabil Kaufid.

Contexte : Les artistes se disent victimes de préjudices en tant qu'artiste et réclament une augmentation des droits d'auteur pour la diffusion de la musique, notamment la radiodiffusion, la rediffusion et le téléchargement musical. Une augmentation qu’ils souhaitent être basée sur les chiffres d’affaires des radios et selon les ventes des téléphones portables dans le pays.  

Bruno Raya réclame la révision et l'application d'une nouvelle grille de tarifs pour l’utilisation de la musique locale soumise au ministère des Arts et de la culture le 31 mai dernier. 

Selon Bruno Raya, il déplore que «il n’y a pas de volonté pour faire avancer les choses.» Jean-Jacques Arjoon, membre du conseil d’administration de la MASA a tenu à s’y associer parce qu’il a été «élu avec le vote des artistes».  

 

Rédigé par E. Moris le Jeudi 15 Août 2019

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.