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Société

Bizlall menace de manifester, le jour de l’arrivée du Pape à Maurice : L'église lui répond


Rédigé par E. Moris le Vendredi 9 Août 2019

Le syndicaliste Jack Bizlall menace de perturber l'arrivée du pape à Maurice en organisant des protestations publiques avant et durant la visite papale le 9 septembre prochain.



Jack Bizlall compte rassembler des sympathisants lors de la visite du pape François devant l’Évêché du diocèse de Port-Louis, la cure de la paroisse du Sacré Cœur, à Beau-Bassin, et l’église Montmartre vis-à-vis de l’Institut Cardinal Jean Margéot (ICJM), à Rose-Hill.

Contrairement aux fidèles, il souhaite attirer l'attention sur certains dossiers qui sont restées lettre morte auprès des instances concernées. Il s'agit d'une enseignante, Christine Meunier qui a épousé un Rodriguais mais dont la demande de transfert vers un établissement à Rodrigues a été refusée.

Dolores Armoogum, suspendue de l’ICJM est en attente d’un comité disciplinaire qui pourrait déboucher sur un licenciement. Marie Lynelle Saintas a, pour sa part, été mise à la porte par la paroisse du Sacré Cœur officiellement en raison de retards répétés. Il est à noter toutefois qu'elle faisait régulièrement des heures supplémentaires sans exiger rémunération.

Une lettre a été adressée au cardinal Maurice Piat, l’évêque de Port Louis, par Bizlall , en espérant que les trois dossiers pris en compte. Au cas contraire, Bizlall menace de manifester pour faire entendre les droits de ces trois femmes lors de la visite papale.
«Nous sommes dans un état de droit et chaque citoyen est libre de manifester, dans le cadre de la loi.» 
La réponse de l’Eglise catholique ne s’est pas fait attendre dans un communiqué émis ce vendredi 9 août.

«Nous sommes dans un Etat de droit, et chaque citoyen mauricien est libre de manifester, dans le cadre de la loi», écrit le comité diocésain chargé par le cardinal Maurice Piat de se pencher sur les cas cités par le syndicaliste. 

«Le cas de la dame qui travaille à l’Institut Cardinal Jean Margéot (ICJM) est un cas d’indiscipline qui suit son cours. Toutes les procédures prévues par la loi ont été et seront suivies à la lettre par le diocèse. La dame est toujours employée par l’ICJM et continue à percevoir son salaire.

En ce qui concerne la secrétaire de la paroisse de Beau-Bassin, c’est la Fabrique qui est son employeur et qui a géré et statué sur son cas. Elle a comparu devant un comité disciplinaire présidé par un homme de loi indépendant. La décision qui a été prise à son égard est conforme aux lois du travail.

Par ailleurs, M. Bizlall a exprimé son intention de manifester devant l’évêché et d’autres lieux. Nous sommes dans un Etat de droit, et chaque citoyen mauricien est libre de manifester, dans le cadre de la loi.»


 

Vendredi 9 Août 2019

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