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Société

[Billet d'humeur] Pravind Jugnauth, le roi de l'opacité


Rédigé par E. Moris le Dimanche 2 Mai 2021

Affaires judiciaires ou déboires économiques, l'Etat se retrouve emporté dans la tourmente : mauvaise gestion, affaires douteuses, manque de clairvoyance, mauvais management...



[Billet d'humeur] Pravind Jugnauth, le roi de l'opacité
La liste ne compte plus les critiques assénées à l'Etat mauricien. A chaque fois que les membres de l'opposition réclament la transparence pour éviter de nouveaux déboires, à chaque fois, Pravind Jugnauth a clamé prendre des décisions dans l'intérêt supérieur du pays, sans atteindre toutefois les objectifs qu'il s'était fixés.

Le manque de transparence est souvent à l'origine de la débâcle du gouvernement mais aussi du pays

Les pouvoirs publics ont du mal à évaluer le risque financier, tant l'opacité règne. Le rapport de l'Audit comme chaque année pointe du doigt les gouffres financiers avec la participation et complicité de l'Etat.
Le comportement du chef du gouvernement n'a pas changé. Lorsque le Premier ministre approuve une opération très mal "inspirée" par ses conseillers, la messe est dite créant de véritables petites bombes à retardement, dans cette culture du secret.

La gestion de la crise sanitaire est en passe de devenir un des plus grands scandales financiers de la décennie

Elle succède à de nombreux autres scandales où l'Etat à manqué de vigilance et s'est retrouvé sur la sellette sur le plan international. Le pays est en effet blacklisté par l'Union Européenne sur sa liste noire des pays peu fréquentable, depuis quelques années, plusieurs organismes indépendants soulignent le déclin démocratique du pays depuis l’avènement de Pravind Jugnauth au pouvoir, évoquant une autocratie.

A l’exception du gouvernement, les amendements de la loi, sont loin de faire l'unanimité. La  façon dont le gouvernement va gérer le pays, après l’adoption des lois omnibus, seront extrêmement graves, menant à de grandes dérives notamment celle de notre liberté.

Combien de fois ne l'avons nous pas entendu demander aux Mauriciens dès le début de la crise de faire des sacrifices, puis se flatter de savoir gérer les fonds publics : « Sa kass fond public la, mo faire kuma dire li mo propre largent sa, mo bizin faire de sorte ki mo depense li bien ». 

Sauf que depuis, pour lui prouver le contraire avec l'éléphant blanc du complexe multi-sport de Côte d’Or, le Metro express ou encore Air Mauritius sous administration volontaire, sans compter la chute de la SBM, les caisses sont vides. Sans compter les magouilles au plus haut niveau de l'Etat pour s'enrichir alors que le pays était en confinement et ce contrat de Rs 400 millions au club de foot de Liverpool signé par un novice en tourisme et petit sherpa de Lakwisin.

Dette publique de Rs 320 milliards soit 65 % du PIB.

Le chef du gouvernement, Pravind Jugnauth n'hésite pas à demander à tout le monde de faire des «sacrifices», alors que les élus bénéficient de salaires et  allocations frisant l'indécence en cette période de crise. Leur contribution au fond de solidarité est considérée comme une insulte aux Mauriciens.

Pourquoi l'aide financière internationale doit cesser 

La politique d'opacité du High-Level Committee for Covid-19 présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans le scandale des achats par millions au prix supérieur du marché concerne les équipements et médicaments en période de crise sanitaire.

Selon le rapport de l'Audit qui fait état de transactions par millions, les dossiers n’ont pas été remis aux auditeurs. Et les dépenses sous le Covid-19 y ont été largement critiquées. Le rapport de l’Audit 2019-2020 pointe du doigt le High-Level Committee sur le Covid-19, mis en place rappelle-t-il tout au long de ses conclusions, par le Prime Minister’s Office, la National Task Force on Covid-19, les ministères de la Santé, du Commerce et dans une moindre mesure celui du Tourisme, la State Trading Corporation et la Mauritius Tourism Promotion Authority. 

Ce comité mis sur pied au niveau du ministère de la Santé durant le premier confinement n’a conservé ni agenda ni les comptes-rendus des réunions et n'a laissé aucune trace. Tant que le gouvernement refusera de rendre publique aux citoyens les décisions prises à travers ce comité, l'aide financière internationale doit stopper. Un Etat qui se comporte comme le pire des voyous, doit être en mesure d'être sanctionné, ne serait-ce que pour l'exemple mais aussi sur le principe de précautions. 

Dimanche 2 Mai 2021


1.Posté par Caro le 03/05/2021 07:15
.....Et mensonges à la chaine!

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