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Société

Affaire Britam : le nouveau scandale avec Bhadain dans le rôle principal


Rédigé par E. Moris le Jeudi 8 Juillet 2021



Préparez vos mouchoirs ! La nouvelle saga, à la sauce mauricienne, débarque. Elle s’intitulera « Le tamtam Britam ».

L’ancien juge Bushan Domah, qui présidait la commission d’enquête, a remis son rapport au président de la République. Pradeep Roopun, selon les bruits de couloir, l’aurait déjà soumis au Premier ministre. Et ce qui ressort dedans, ou du moins ce que le gouvernement a bienveillamment fait fuiter, c’est qu’il y aurait eu manipulation de procès-verbaux. 

Qui est spécifiquement visé ? On pourrait parier nos chemise et blouse qu’un certain RB pourrait être inquiété. Qui est ce fameux RB ? C’est une grande gueule qui l’ouvrait à tort et à travers après les législatives de 2014. Il venait de goûter au pouvoir, lui qui en avait si faim. Il rêvait même de baiser la main du pouvoir.

On ne sait pas ce qu'il y a d'autres dans ce rapport mais gageons que les informations touchant d’autres ministres de l’époque, qui sont encore utiles à Pravind Jugnauth, ne vont pas sortir. Du moins pas de sitôt ! Sur l’aspect des procès-verbaux manipulés, on sait déjà que l’ex-juge Bushan Domah recommande que le DPP prenne le relais dans cette affaire. En fait, ce qu’il faut savoir, c’est qu’une autre firme voulait acheter les parts de BAI dans Britam. Elle aurait indiqué dans une réunion qu’elle était prête à offrir autant sinon plus que le milliardaire kenyan Peter Munga. 

Pour comprendre l’histoire, il faut savoir que l’ex-BAI détenait 23% des actions dans Britam Kenya, principale compagnie d’assurances du Kenya. Ces actions seront vendues en juin 2016 par le gouvernement de Maurice à Peter Munga pour Rs 2,4 milliards. Le milliardaire kenyan détenait déjà 16,96% des actions de Britam. Il devient alors l’actionnaire principal. L'accord est conclu par le Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, Yacoob Ramtoola. 

Mais il ressort rapidement, de sources provenant du ministère des Finances, qu’une compagnie sud-africaine, MMI, avait proposé Rs 4,3 milliards. Roshi Bhadain, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance à l’époque, est directement visé. Car c’est lui qui a chapeauté les négociations et le deal. 

Le gouvernement qui devait rembourser les victimes de Super Cash Back Gold et Bramer Assets Management espérait récolter bien plus que Rs 2,4 milliards de la vente des actions de Britam Kenya. D’où l’institution d’une commission d’enquête pour déterminer s’il y a eu transactions frauduleuses. L’ex-juge Bushan Domah est choisi pour présider la commission avec Sattar Hajee Abdoula et Imrith Ramtohul pour assesseurs.

Roshi Bhadain a déclaré que le gouvernement kenyan n’aurait pas voulu qu’un actionnaire étranger rachète les parts de l’ex-BAI et qu’il y a eu accord entre les gouvernements mauricien et kenyan. Le problème, c’est que Roshi Bhadain et Yacoob Ramtoola ont donné deux versions contradictoires. L’ancien ministre a affirmé qu’il ne pilotait pas le dossier de la vente de Britam Kenya alors que Yacoob Ramtoola a soutenu que plusieurs réunions sur Britam Kenya se sont tenues au bureau de Roshi Bhadain.

Jeudi 8 Juillet 2021

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