Menu

Société

Voyage aux Chagos aux frais des contribuables : La sournoiserie des journalistes britanniques n'a aucune limite


Rédigé par E. Moris le Jeudi 17 Février 2022



Ils ont embarqué à bord d'un magnifique yacht de luxe depuis le mercredi 9 février. Eux, ce sont 25 personnes, dont cinq Chagossiens, sélectionnés par le gouvernement mauricien, sous le prétexte fallacieux de récolter des données scientifiques pour aider à délimiter les frontières maritimes avec les Maldives.

Cette délégation qui a quitté le port d'Eden Island, près de Victoria aux Seychelles, a pour toile de fond le litige territorial qui oppose Maurice aux Maldives devant le Tribunal international du droit de la mer.  Qu'elles seront les méthodes "scientifiques" pour présenter ces données ? Mystère. Jagdish Koonjul, le représentant permanent de Maurice aux Nations unies, à New York, qui chapote cette délégation, n'en dira pas plus. Si ce n'est que les témoignages recueillis sur place seront précieux. Une mission qui n'a à ce jour aucun nom, si ce n'est être une "mission".

Pèlerinage sur les tombes des ancêtres, perspectives de s'y installer dans l'avenir, drapeau quadricolore  hissé ici et là en signe de revendication ou de provocation, peu importe, c'est dans un joyeux chaos, qu'Olivier Bancoult, (qui prétend représenter les Chogossiens dans leur combat), des techniciens, des avocats, tel Philippe Sands (principal avocat de Maurice sur le dossier Chagos), des journalistes de la BBC dont Andrew Harding , du Guardian, de The Atlantic et la MBC, la seule organe de presse locale, font partie de la croisière à bord du yacht privé Bleu de Nîmes. 

Ce yacht qui possède luxe et confort ne peut que plaire aux voyageurs. Par contre la location qui avoisine les Rs 21,6 millions (430 000 euros) par semaine, est difficile à digérer, sachant que le périple dure deux semaines. Alors que la presse locale n'est pas invitée, faute de place, selon le Premier ministre, l'énième camouflet est venu des médias internationaux.
 
Alors que la presse locale est écartée du voyage aux Chagos, obligée de scruter sur les réseaux sociaux la presse étrangère, pour avoir une idée de ce qui se passe en temps et en heure concernant le voyage supposément "historique" aux Chagos, Andrew Harding, journaliste de la BBC, a cru bon de publier ceci sur son compte Twitter : "Always dangerous to claim “firsts” in this business but I believe we are among first journalists ever to visit Chagos. First ever on Peros Banhos island. Certainly first media ever to broadcast (including lives) from Chagos archipelago."

Nul ne sait, s'il réalise la portée de ses propos, en se clamant être le "first journalist ever" ayant visité les Chagos, alors que la presse locale est restée sur quai, punie par un Pravind Jugnauth revanchard, mais cette excursion tourne à la farce.
 
Du côté du gouvernement britannique, cette visite écologique de l'île Maurice dans les îles Chagos, revendiquées par Port Louis est revendiquée comme un coup politique visant à faire valoir sa souveraineté. « Il s'agit clairement d'une déclaration politique du gouvernement mauricien concernant ses revendications sur les Chagos et rien à voir avec la conservation », a déclaré Henry Smith, le député conservateur de Crawley.

Cette région abrite la plus grande population chagossienne du Royaume-Uni. Et Henry Smith d’ajouter que le bilan de Maurice en matière de conservation « est abyssal ». « L'année dernière, un pétrolier a déversé plus de 1 000 tonnes de pétrole au large de l'île Maurice et le gouvernement a été très lent à agir », a-t-il déclaré.  Quant à l’ONG Chagossien Voices, il a déclaré qu’il s'agit d'une « expédition vaniteuse au coût obscène, menée sans consultation appropriée de la communauté chagossienne ».


Jeudi 17 Février 2022


1.Posté par pravesh le 18/02/2022 16:41
henry smith inn dir la vérité kifér zot pa réagir kan wakashio inn tasser lors la pointe d'esny zot pé attan zis cash japonnais ministre et l'assurance armateur pou gaygn rempli zot poche

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.