Menu

Faits Divers

[Vidéo] Sous fond de crise sociale, l'île Maurice s'embrase


Rédigé par E. Moris le Jeudi 21 Avril 2022

La colère gronde, le peuple a faim. Depuis quelques semaines, les signes ne trompent pas. L'Opposition ne cesser de tirer la sonnette d'alarme pour éviter le pire.



Un vent de révolte souffle à l'île Maurice sous fond de crise sociale. Depuis plusieurs semaines, des évènements ont marqué les esprits, entre le compte rendu du rapport de l'Audit sur le gaspillage de l'argent public et les voyages excessifs des ministres à l'Expo de Dubaï. La trahison du gouvernement a été mise à jour alors que les Mauriciens subissent chaque jour la hausse des carburants, du gaz, des produits de première nécessité et des médicaments.

Les hausses successives du gaz et du carburant durant le week-end pascale sont à l'origine des manifestations qui ont éclaté, à Camp Levieux. De jeunes manifestants avaient érigés des barrages en signe de protestation dans la matinée d'hier. Dans la soirée, les forces de l'ordre ont tenté de disperser la foule.

L'île Maurice a vécu une nuit sous forte tension

Une rue qui s'enflamme à la nuit tombée, ce sont des images rares dans le pays, où n'existe aucune violence urbaine. La peur que cette poussée de fièvre risque de s'étendre à d'autres quartiers, villes ou villages est bien réelle. Le pays est en ébullition comme une cocotte-minute qui ne demande qu'à exploser. La spirale de la hausse des prix fait tiquer les Mauriciens face aux chiffres de la pompe à essence : l’essence passe à Rs 67,40 le litre et le diesel à 49.60 le litre. C’est la troisième majoration en 4 mois, soit depuis fin décembre. Entre les hausses du carburant, du gaz ( la bonbonne de 12 kilos a connu une augmentation de 33%. Son prix est passé de Rs 180 à Rs 240, soit Rs 60 plus cher). Les gens s’inquiètent de plus en plus pour leurs fins de mois. Car partout, les voyants du pouvoir d’achat sont en train de virer au rouge.

 

Crédit vidéo : Adrien Dvl


Jeudi 21 Avril 2022

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.