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Société

[Vidéo] Riambel : Au nom de la dignité humaine, les femmes Mauriciennes lancent un appel au gouvernement


Rédigé par E. Moris le Lundi 1 Juin 2020

Après ceux de Cité-Tôle et Pointe-aux-Sables la semaine dernière, c’est à la Cité La Paix, à Riambel, des squatters ont eu ordre avec effet immédiat de déguerpir sur un lopin de terre appartenant à l’État.



Spectacle de désolation ce matin, avec l'arrivée des bulldozers qui ont démoli leurs petites bicoques faites de tôles et de bois. 

Alors que la force policière était très présente pour faire respecter l’ordre d’éviction en pleine saison hivernale, ce soir, ce sont plus de 50 personnes qui se retrouvent sans un toit, bravant le froid, l'angoisse et surtout le traumatisme de cette journée éprouvante. 

La polémique enfle et une grande colère s'est installée dans le coeur des Mauriciens d'ici et à l'étranger. 

Alors que le pays pensait respirer après 72 jours de confinement, en raison de la pandémie Covid-19 qui a paralysé toute l'économie et la liberté de mouvements des citoyens, l'Etat ne veut pas laisser les squatters prendre le pays en otage et faire la loi ! 

Le ministre Steven Obeegadoo, devenu le nouveau ministre du Logement et des Terres, en faisant la chasse aux squatters sur les terrains de l’État continue de provoquer un malaise sociale, avec sa toute première action politique depuis son accession à ce poste. 

Ce sont donc les plus démunis et en situation de précarité, en cette période de crise qui font les frais d'une politique d'injustice. Alors que le Premier ministre et ses ministres du gouvernement paradent tour à tour sur la chaîne nationale pour se flatter d'avoir géré la crise, loin de ce tintamarre épuisant, ce sont les femmes mauriciennes qui élèvent la voix.

Ce soir, Marie Rose Randamy et Elena Rioux ont fait un appel à la dignité humaine. Marie Rose rappelle qu'elle a abrité plusieurs enfants et nourri des familles, sans aucune aide de l'état si ce n'est par la force de son travail acharné. 

Ce soir, les femmes cuisinent dans une petite cuisine improvisée et sous la pluie, pour nourrir toutes les personnes qui n'ont plus plus de logements.

Ce soir, ces familles sont loin de se préoccuper du retour des touristes sur l'île mais de l'argent jeté d'un gouvernement qui continue de privilégier le développement de villas de luxe pour riches étrangers en recherche de nationalité (et d’avantages fiscaux) et de promoteurs hôteliers, au détriment de ces citoyens.
 

Crédit vidéo : Roxanne Ramsamy



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