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[Vidéo] Nouvelle-Calédonie : référendum pour un scrutin historique

Samedi 3 Novembre 2018

Les électeurs du territoire doivent se prononcer dimanche pour ou contre l’indépendance.


Programmée depuis l'accord de Nouméa de 1998 dans le prolongement des accords de Matignon signés dix ans plus tôt, la consultation historique de ce dimanche 4 novembre 2018 en Nouvelle-Calédonie marque l'aboutissement d'un processus de décolonisation entamé il y a trente ans et l'aube d'un nouveau départ pour l'archipel rentré dans le giron de la France en 1853.

"Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?"

Quelle que soit la réponse des électeurs apportée à cette question, même si les sondages semblent annoncer une large victoire du non, les services de l'Etat se sont préparés aux deux issues. 

Théoriquement, si le oui l'emporte, la Nouvelle-Calédonie devient automatiquement un Etat souverain de plein exercice, une première depuis l'indépendance de Djibouti (1977) et du Vanuatu (1980), ex-Condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides.

Quoi qu'il arrive, tout cela n'interviendra pas du jour au lendemain. Tout en actant la décision qui résulterait de la consultation de ce dimanche, les services du premier ministre précisent bien que la "nouvelle organisation des pouvoirs publics résultant de l'accession à l'indépendance ne serait pas effective au lendemain du référendum". En clair: "La France ne se retirera pas brutalement" et continuera d'assurer, le temps qu'il faut, ses fonctions régaliennes (sécurité, ordre public, monnaie, justice).

C'est tout l'enjeu symbolique de la venue d'Edouard Philippe ce lundi en Nouvelle-Calédonie où il rencontrera tous les acteurs politiques calédoniens, et ce quelle que soit l'issue du référendum.

Mais rien n'exclut que la Nouvelle-Calédonie indépendante scelle un partenariat privilégié avec la France de manière transitoire ou permanente. Cette piste est mise en avant par certains indépendantistes pour relativiser le scénario anxiogène d'une rupture avec Paris.

SI LE NON L'EMPORTE AU RÉFÉRENDUM

En cas de victoire du non, la Nouvelle-Calédonie restera une collectivité française profitant d'une très large autonomie, sa population conservera la nationalité et la citoyenneté française, ainsi que la citoyenneté européenne. La France de son côté continuera à assumer ses fonctions régaliennes et notamment les relations internationales de cet archipel dans le Pacifique. 


Rédigé par E. Moris le Samedi 3 Novembre 2018

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