Menu



Société

[Vidéo] Etat policier à l'île Maurice : Port-Louis barricadée pour la comparution de Yogida Sawmynaden


Rédigé par E. Moris le Jeudi 7 Janvier 2021



Le ministre du Commerce et colistier du Premier ministre à Quartier-Militaire/Moka (No 8), Yogida Sawmynaden, a comparu une nouvelle fois ce jeudi 7 janvier en cour de Port-Louis pour la Private Prosecution dans l’affaire d’emploi fictif, logée par Shakuntalaz Kistnen, la veuve de l’agent du MSM du No 8.

La police a pris des dispositions particulières en marge de la comparution du ministre. L’église a même décidé de fermer ses portes.

Les accès à la circulation restreints, Sniper, Groupement d’intervention de la police mauricienne (GIPM), Special Mobile Force (SMF), Special Supporting Unit (SSU), police régulière et Central Investigation Division (CID). La police a sorti les grands moyens pour la comparution du ministre du Commerce Yogida Sawmynaden en barricadant et quadrillant la capitale.

Certains véhicules spéciaux de la police étaient également stationnés aux alentours, notamment le tank de la SMF, des véhicules blindés, les jeeps de la SSU. Etaient présents sur les lieux, le patron de la SMF Anil Dip, le patron de la CID Hemant Jhangi et l’inspecteur Shiva Coothen du Police Press Office.

Une présence policière démesurée 

Au vu de cet armada policière excessive et tape-à-l'oeil, les syndicalistes Narendranath Gopee et Salim Muthy se disent révoltés. Pour l’activiste Bruneau Laurette et les citoyens regroupées aux alentours, il s’agit d’une mesure exagérée. Rezistans ek Alternativ (ReA) a également critiqué la décision du commissaire de police d’interdire l’accès aux piétons et aux automobilistes dans certaines rues de la capitale ce jeudi. Pour Ashok Subron, porte-parole de ReA, «Maurice devient petit à petit un état policier». Il lance un appel aux Mauriciens pour faire bloc contre les décisions qui bafouent leurs droits fondamentaux.

 

Crédit vidéo : Mehzabeen Caramtali


Jeudi 7 Janvier 2021

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.