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Société

Suspension de Top Fm, les internautes réagissent : "C'est grave pour la liberté d'expression"


Rédigé par E. Moris le Mercredi 16 Décembre 2020



La licence de Top Fm suspendue trois jours par l'IBA suscite de nombreuses réactions. Pour des propos que Jack Bizlall avait tenus dans l’émission Tempo la So du 24 février 2020 où il avait sévèrement critiqué le Premier ministre indien, Narendra Modi, pour ce qu’il qualifiait d’ingérence dans les affaires intérieures de Maurice, les auditeurs sont privés d'antenne.

Une forme de "censure". Que ce soit sur les réseaux sociaux, au travail, à la télévision ou dans la rue, nous sommes fréquemment confrontés à des propos qui nous déplaisent, qui nous choquent ou que nous jugeons carrément dégradants. 

Pour plusieurs de ces propos, on trouvera des gens pour demander qu’on sanctionne ou poursuive leurs auteurs, et d’autres pour affirmer qu’il ne doit jamais être possible de limiter la liberté d’expression tant que des actes de menaces ou de violence physique ne sont pas impliqués.

«Délits d’opinion»

La liberté d’expression est le pilier des sociétés démocratiques. La diffusion des propos de Jack Bizall sur les ondes de la radio Top Fm, est uniquement son expression et sa réaction au regard de l'actualité. En quoi, la radio est-elle responsable s'interroge les internautes ? La Déclaration universelle des droits de l’homme a d’ailleurs consacré ce principe à son article 19, qui reconnaît «le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions.»

Dans une société, il faut avoir le courage –car il en faut toujours– d’exprimer son point de vue publiquement, de critiquer des personnes comme des institutions et de remettre en cause les us, coutumes et normes de la majorité. A l'île Maurice, toutefois l’adage bien connu: les droits des uns s’arrêtent là où les droits des autres commencent.

C'est ainsi que pour montrer leur soutien à Top Fm, les internautes ont affiché le logo de la radio sur les réseaux sociaux.
 

Mercredi 16 Décembre 2020

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