Menu



Politique

Sir Anerood Jugnauth : L’homme de la transition


Rédigé par E. Moris le Vendredi 4 Juin 2021



Il y a beaucoup à retenir de sir Anerood Jugnauth. D’abord, il a été le dernier Premier ministre, à Maurice, à avoir eu la Reine Elizabeth II comme chef de l’État.  Il est aussi le premier Premier ministre à diriger l’île Maurice post-République. 

SAJ décédé, c’est le dernier membre de la délégation mauricienne ayant participé à la conférence constitutionnelle de Lancaster House en 1965 qui s’éteint. 

Il a passé 19 ans au total comme Premier ministre, soit de 1982 à 1995, de 2000 à 2003 et de 2014 à 2017. Il a aussi passé 9 ans comme président de la République (2003 à 2012). 

Sir Anerood Jugnauth a aussi échappé à deux tentatives d’assassinat lorsqu’il était Premier ministre. La première c’était le 6 novembre 1988 au siège de l’Arya Samaj à Trèfles. La seconde fois, c’était le 3 mars 1989 dans un temple à Grand Bassin à l’occasion de la fête Maha Shivratree. 

Sir Anerood Jugnauth a été fait Queen Counsel en 1980. Il a aussi réceptionné plusieurs décorations, allant de chevalier commandant du Most Distinguished Order of St Michael and St George en 1988 jusqu’à Grand Commander of the Order of the Star and Key of the Indian Ocean en 2003 en passant par celui de Grand Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur, First Class Order of the Rising Sun et le Padma Vibushan.

Le 30 mars 2012, il annonce sa démission, qui prend effet le lendemain, en raison de son désaccord avec les membres du gouvernement.

Anerood Jugnauth remporte les élections législatives de décembre 2014. Le 21 janvier 2017, il annonce sa démission lors d'une allocution télévisée. Le 23 janvier 2017, il est remplacé par le ministre des Finances, son fils, Pravind Jugnauth. L'Alliance morisien menée par son fils remporte les élections législatives de 2019 et Anerood Jugnauth décide officiellement de prendre sa retraite politique.

Vendredi 4 Juin 2021

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.