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Société

Scandale de la Centrale de St-Louis : Des éléments du dossier détruits délibérément


Rédigé par E. Moris le Lundi 7 Septembre 2020



Bertrand Lagesse a été placé en état d'arrestation dans l’affaire St Louis, le vendredi 4 septembre. Il a été libéré avec une caution de Rs 300 000 et en signant une reconnaissance de dette de Rs 2 millions.

C'est la première arrestation dans l'affaire de la centrale St Louis. La Commission anticorruption l'accuse d'avoir joué un rôle dans cette affaire de corruption alléguée. Deux transferts effectués sur le compte bancaire de cet homme d'affaires intriguent les enquêteurs, notamment, un versement de Rs 8 millions, en euros, et un deuxième transfert de Rs 8 millions. Il sera traduit sous peu devant la justice sous une accusation provisoire de blanchiment d'argent. 

Les enquêteurs de la Commission anticorruption ont passé au crible les clés USB et les ordinateurs réquisitionnés pour le besoin de l’enquête sur l’affaire Saint-Louis.

Des courriels électroniques échangés entre les protagonistes ont été effacés délibérément ainsi que les logiciels de certains ordinateurs portables. Même certaines clés USB sont devenues inutilisables.

Toutefois, les hommes de Navin Beekarry ont toujours recours à des ‘documentary evidence’ pour incriminer les protagonistes impliqués dans cette affaire.

Tout commence par un rapport de la BAD critique envers Burmeister & Wain Scandinavian Contractor. 

Le rapport dit, en substance, que des preuves ont été apportées montant que Burmeister & Wain, aurait « récompensé financièrement des membres de l’administration mauricienne et d’autres, à travers l’intermédiaire de tierces personnes, pour obtenir des informations confidentielles relatives à l’appel d’offres ». De ce fait, la firme Burmeister & Wain Scandinavian Contractor a pu, grâce à ces informations, avoir un avantage compétitif sur ses compétiteurs, selon le rapport de la Banque africaine de développement. Précisions que l’appel d’offres concerne la centrale de Saint Louis. 

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Suite à ce rapport, la compagnie danoise Burmeister & Wain Scandinavian Contractor a été interdite de proposer ses services pour des projets financés par l’African Development Bank pendant 21 mois. C’est en 2014 et 2015 que les pratiques frauduleuses, dénoncées par la BAD, ont été effectuées. La firme a accepté une période d’exclusion de 21 mois comme sanction. 

La question est de savoir qui Burmeister & Wain Scandinavian Contractor a-t-il graissé la patte ? 

Rappelons que c’est le 2 mars 2016 que le contrat entre la firme danoise Burmeister and Wain Scandinavian Contractor et le Central Electricity Board pour l’installation de quatre moteurs de 17 MW a été signé. Le projet est financé par la BAD à hauteur de Rs 4,3 milliards. Les travaux sur le site de Saint-Louis devraient durer 18 mois à compter de la date où le CEB donnera le feu vert aux hommes de BWSC. 




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