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Politique

Scandale à la centrale de St-Louis : Collendavelloo insiste qu’il a les mains propres


Rédigé par E. Moris le Mardi 16 Juin 2020

Droit dans les yeux, l'avocat Collendavelloo plaidait pour se défendre contre des allégations de pots-de-vin concernant l'installation des turbines à la Centrale de Saint-Louis.



Le no2 du gouvernement s'est exprimé pour la première fois et lors de son discours ce mardi 16 juin, il a fait l'historique qui a commencé sous l’ancien régime.

Documents à l'appui, il a dans son discours assuré que l’ancien directeur général du Central Electricity Board, Shyam Thanoo, avait concédé avoir rencontré un représentant de Burmeister & Wain Scandinavian Contractor dès le 15 avril 2014.

Le Permanent Secretary d’alors du ministère des Utilités Publiques, Somduth Nemchand, avait attiré l’attention de Shyam Thanoo sur le fait que l’un des soumissionnaires pour ce projet a fait une offre «tailor-made». Le soumissionnaire n’est nul autre que Burmeister & Wain Scandinavian Contractor (BWSC).

L’appel d’offre a par la suite été rejeté par le Bid Evaluation Committee et BWSC avait essuyé un revers devant l’Independent Review Panel lorsqu’elle avait fait appel de cette décision.

Le 25 septembre 2014, selon le no 2 du gouvernement, l’Icac, à travers son chef enquêteur, a écrit à Shyam Thanoo pour l’informer du démarrage d’une enquête pour corruption.

Ivan Collendavello insiste qu’il a les mains propres et que la Banque africaine de développement enquête sur cette affaire depuis 2014, alors qu’il n’était pas au gouvernement. Selon lui, tout a été fait avant les élections générales de 2014.

Le 13 janvier 2015, la Banque Africaine de Développement avait demandé au CEB de relancer un appel d’offre et encore une fois, c’est BWSC qui remporte l’offre. En ce qui concerne la hausse de Rs 700 millions, Ivan Collendavelloo a déclaré qu’avec le premier appel, il y aurait certainement eu des coûts additionnels.

Collendavelloo cible Navin Ramgoolam, le Premier ministre d’alors, et Shyam Thanoo, ancien directeur général du CEB. Au passage, il trouve injuste qu’à cette époque, Paul Bérenger, alors leader de l'opposition, n’est même pas venu avec une Private Notice Question. Il rappelle que les deux hommes étaient en pourparlers en vue d’une alliance.


 

 

 


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