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Société

Sattar Hajee Abdoula ou l'homme qui vaut des millions de «paissa»


Rédigé par E. Moris le Mardi 28 Juin 2022



On lui prête une propriété vis-à-vis de Harrods à Knightsbridge à Londres, un appartement au Burdj Khalifa à Dubaï ou encore des comptes bancaires dans des paradis fiscaux. Mais chacun a en tête cet enregistrement datant d’avril 2015, où on y entend Sattar Hajee Abdoula et Swadeck Taher, qui en fin négociateurs, souhaitaient que Dawood Rawat cède la BAI au nom de son amitié avec Pravind Jugnauth.

Depuis cet épisode entré dans l'histoire, Sattar Hajee Abdoularafle, telle une tornade rafle tout sur son passage. En effet, depuis l'arrivée au pouvoir du MSM en 2014, le proche de Pravind Jugnauth aurait empoché plus d’une cinquantaine de millions de roupies : Rs 26 millions pour 18 jours de travail pour la BAI, Rs 3, 5 millions pour SBM Holdings Ltd, au moins Rs 23, 9 millions pour Air Mauritius et des dizaines de millions de roupies, pour avoir siégé sur la commission d’enquête sur la vente de Britam (Kenya). 

Nommé comme assesseur de la commission d’enquête sur la vente des actions de Britam (Kenya), les travaux avaient démarré en juin 2017. Rappelons que Britam concerne les actions détenu par l’ex-groupe BAI dans la société kenyane Britam Holdings Ltd, spécialisée dans le secteur des assurances. Une fois l’empire BAI écroulé, le gouvernement a récupéré ses biens et possession et a vendu certains, dont les actions dans Britam. Plusieurs politiciens et ministres ont été appelés par la commission. Mais pas Dawood Rawat, qui s’est vu refuser une audience par visioconférence en mai 2019.

Notons que cette commission d’enquête a été instituée afin de faire la lumière sur la vente de Britam, une filiale de l’ex- BAI Kenya, mais aussi sur plusieurs zones d’ombre autour de la transaction de Rs 2,4 milliards en juin 2016. Pour comprendre l’histoire, il faut savoir que l’ex-BAI détenait 23% des actions dans Britam Kenya, principale compagnie d’assurances du Kenya. Ces actions seront vendues en juin 2016 par le gouvernement de Maurice à Peter Munga pour Rs 2,4 milliards. Le milliardaire kenyan détenait déjà 16,96% des actions de Britam. Il devient alors l’actionnaire principal. L'accord est conclu par le Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, Yacoob Ramtoola. Mais il ressort rapidement, de sources provenant du ministère des Finances, qu’une compagnie sud-africaine, MMI, avait proposé Rs 4,3 milliards. Roshi Bhadain, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance à l’époque, est directement visé. Car c’est lui qui a chapeauté les négociations et le deal. 

Le gouvernement qui devait rembourser les victimes de Super Cash Back Gold et Bramer Assets Management espérait récolter bien plus que Rs 2,4 milliards de la vente des actions de Britam Kenya. D’où l’institution d’une commission d’enquête pour déterminer s’il y a eu transactions frauduleuses. L’ex-juge Bushan Domah est choisi pour présider la commission avec Sattar Hajee Abdoula et Imrith Ramtohul pour assesseurs.

Roshi Bhadain a déclaré que le gouvernement kenyan n’aurait pas voulu qu’un actionnaire étranger rachète les parts de l’ex-BAI et qu’il y a eu accord entre les gouvernements mauricien et kenyan. Le problème, c’est que Roshi Bhadain et Yacoob Ramtoola ont donné deux versions contradictoires. L’ancien ministre a affirmé qu’il ne pilotait pas le dossier de la vente de Britam Kenya alors que Yacoob Ramtoola a soutenu que plusieurs réunions sur Britam Kenya se sont tenues au bureau de Roshi Bhadain.

Mardi 28 Juin 2022


1.Posté par Caro le 29/06/2022 21:30
C est ça,…. Et ce gugusse pas inquiété pour ses magouilles… pertes et profits…. On est vraiment malbarré en hindoustie

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