Justice

SAJ à la CIJ : « Nous n’avions d’autres choix que d’accepter l’excision des Chagos »

Lundi 3 Septembre 2018

SAJ à la CIJ : « Nous n’avions d’autres choix que d’accepter l’excision des Chagos »
Sir Anerood Jugnauth s’est adressé à la Cour Internationale de justice de La Haye lundi au début de l’affaire concernant le détachement de l’archipel des Chagos du territoire mauricien avant son indépendance.

Le ministre mentor a indiqué qu’il est le seul survivant parmi les participants des diverses négociations de Lancaster House. Il a raconté avec précision ce qui s’est passé durant ces « conférences ». 

Se basant sur certains documents du gouvernement britannique tombés dans le domaine public, sir Anerood Jugnauth a indiqué que les négociateurs mauriciens n’avaient d’autre choix que d’accepter l’offre des Britanniques, c’est-à-dire retourner à Maurice avec l’indépendance.

L’autre option, a-t-il indiqué, c’était de quitter la Grande-Bretagne sans l’indépendance. D’ailleurs, a-t-il indiqué, cela est mentionné dans un document du gouvernement britannique. 

Le ministre mentor s’est aussi appuyé sur une note confidentielle de l’époque où il est écrit que Harold Wilson, Premier ministre britannique de l’époque, a convoqué sir Seewoosagur Ramgoolam pour une réunion avec l’objectif de lui faire peur. Le terme anglais « frighten » est d’ailleurs mentionné dans la note en question. 

Sir Anerood Jugnauth a souligné que le processus de décolonisation de Maurice est incomplet et le restera tant que Maurice ne jouira pas de sa souveraineté sur les Chagos. 

Le ministre mentor a mis l’accent sur la souffrance du peuple chagossien mais aussi le préjudice subi par Maurice à la suite ce cette excision « illégale ». Aucune somme d’argent ni compensation ne pourra réparer cela, a-t-il insisté. 

L’intervention de sir Anerood Jugnauth a duré une quinzaine de minutes.

Rédigé par E. Moris le Lundi 3 Septembre 2018

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