Menu


Politique

Roshi Badhain donne la réplique aux dirigeants de l’entente PTr-MMM-PMSD


Rédigé par E. Moris le Dimanche 4 Octobre 2020



En conférence de presse hier, samedi, les quatre principaux dirigeants de l’entente de l’opposition se sont attaqués avec virulence, violence même, au leader du Reform Party. 

Xavier-Luc Duval, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Arvind Boolell se sont tour à tour attaqués à Roshi Bhadain.  Ils ont qualifié ses propos, dans son appel à l’opposition de démissionner « d’irréfléchis » et de « mal inspirés », au mieux, et « dangereux » au pire. Xavier-Luc Duval a indiqué que l’opposition n’a pas du tout apprécié les propos de Roshi Bhadain qui a demandé à toute l’opposition au départ, puis à une douzaine par la suite, de démissionner afin de provoquer des législatives. Sauf que, soutient le leader du PMSD, une telle action représente « le plus beau cadeau qui pourrait être fait à Pravind Jugnauth ». 

Le Premier ministre aurait le champs libre pendant près de 8 mois sans opposition. « Il aurait le Parlement acquis à sa cause. Il aurait une majorité de trois-quarts. Et il pourrait changer toutes les provisions de la Constitution. C’est dangereux », affirme-t-il. Xavier-Luc Duval soutient que le « faux-pas » de Bhadain ne vont pas améliorer ses relations avec l’opposition. 

Navin Ramgoolam a aussi tiré à boulets rouges sur Roshi Bhadain, mais en restant dans la limite. Il a indiqué que les propos du leader du Reform Party « ne font pas sens » et qu’il a été « mal-inspiré ». Paul Bérenger, quant à lui, ne s’est pas privé pour sortir le bazooka. « Avec ses propos, il a tenté de faire accroire que nous, députés de l’opposition, sommes attachés à nos sièges et que nous sommes des jouisseurs », a-t-il déclaré de sa voix de stentor. Avant de d’accuser Bhadain d’avoir tenu des propos dangereux ! 

Enfin, quant à Arvin Boolell, il a parlé de « déclaration irréfléchie » et de « faux-pas monumental ». Il a demandé à ce que Bhadain se ressaisisse. Pas sûr que son appel soit entendu !

C’est dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, que Roshi Badhain a réagi aux commentaires des dirigeants de l’entente PTr-MMM-PMSD suite à son appel à une démission en bloc de l’opposition. 

Il explique que certaines craintes des dirigeants de l’opposition ne sont pas justifiées mais dit  comprendre la démarche de l’opposition, qui n’a pas répondu positivement à son appel de démissionner de l’Assemblée nationale. Roshi Bhadain, prévient toutefois l'opposition « Ne venez pas dire que des lois ne pourront être votées à l’Assemblée nationale, car rien ne changera. Narien pa pou sanze ».

Le leader du Reform party explique toutefois que le gouvernement ne peut modifier la Constitution pour renvoyer des élections qu’après un référendum où trois-quarts de la population aura donné son assentiment.

« Dans le cas d’une éventuelle démission de l’opposition, la responsabilité du Premier ministre, Pravind Jugnauth, est de proclamer une partielle dans les 12 circonscriptions du pays ou encore d’appeler le pays aux urnes. Mais pour cela, il faut que l’opposition se mette au pied du mur ».

Un appel qui a été lancée selon lui, aussi envers la « population engagée » à qui il demandait de réagir de concert avec l'opposition. devoir agir. C’est ce qu'il a essayé d'expliqué "en toute humilité".

 


Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.