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Un autre regard

[Roland Tsang Kwai Kew] Si Chinatown m’était conté...


Rédigé par E. Moris le Samedi 25 Janvier 2020

Ce sont là autant d’images qui font partie du décor quotidien du vieux Chinatown lequel est délimité du Nord au Sud par les deux portiques dominant la rue Royale, dons de la Mairie de Foshan à celle de Port Louis, ville à laquelle elle est jumelée.



Trottoirs défoncés mais chaussées récemment réasphaltées; rues lugubres faute d’un éclairage approprié contribuant ainsi à l’insécurité des passants à la tombée de la nuit; caniveaux jonchés des détritus provenant d’emballages de carton et de plastique déversés par les magasins de grossistes et autres quincailleries, aussitôt que le quartier chinois de Port Louis retrouve son animation quotidienne; vendeurs de légumes ayant pignon le long de la rue Sun Yat Sun; marchands ambulants envahissants opérant à la ruelle des Pamplemousses et la rue Rémy Ollier en face de l’entrée principale du Chinese Daily News, un des trois quotidiens en langue chinoise, les deux autres étant China Times, et Hua Shung Bao; marchands de boulettes et de mine opérant à même le trottoir à la rue Joseph Rivière, ex rue La Rampe; et vestige d’un « night life » port-louisien révolu, l’Amicale de Port Louis, dont l’incendie une nuit de mai 1999 coûta la vie à sept personnes.

Le quartier chinois de Port Louis d’année en année se vide de ses habitants pour faire de la place, petit à petit, à des restaurants et à des snacks et surtout à une zone commerciale plus conséquente qui gagne sur la zone d’habitation.

Les vieux bâtiments sont rasés pour être transformés en parkings payants. Chinatown se meurt à petit feu à mesure que disparaissent les Sino-mauriciens de la première génération qui l’ont peuplé et d’où partait pendant l’entre deux guerres la première industrialisation mauricienne.

Chinese New Year 2019 : Chinatown

Bon nombre de ces Kung Kung et Popo (grands-pères et grands-mères), habitant le quartier, ont soit disparu avec le temps ou parti rejoindre leurs enfants établis au Canada, principalement dans les grandes villes de Montréal, de Toronto et de Vancouver.

Ceux et celles, encore en vie, ne souhaitant pas quitter Maurice pour affronter la rigueur de l’hiver canadien, ont délaissé Chinatown soit pour le Ward 1V plus sécurisant de Port Louis, soit pour la région de Baie du Tombeau, aux lotissements Swan, Concorde et St Malo, soit encore les basses Plaines Wilhems, surtout les régions de Roches Brunes, Belle Etoile, Montréal et Mare Gravier.

Et si le Nouvel an chinois, la Fête du Printemps, m'était conté...

L’initiative de la Chambre de Commerce Chinoise de faire revivre le Chinatown, l’espace d’un week-end, en y apportant de l’animation musicale et culturelle et en organisant un festival de la cuisine chinoise, et ce, pour la cinquieme année de suite, est en soi une idée fort louable et mérite d’être saluée tout haut.

Il est à souhaiter que cette activité soit inscrite au calendrier annuel touristique avec l’aide de la Municipalité de Port Louis, et du ministère du Tourisme et des Loisirs pour redonner du « night life » à notre vieille capitale du temps que Chinatown attirait les noctambules. D’ailleurs les agences de voyage se plaignent que, mis à part notre slogan « Sea, Sand and Sun », il manque de « Night light » à Maurice pour les touristes noctambules.

Koong Tine et les Figaros chinois

Si Chinatown nous était conté, on s’attacherait aux souvenirs des Sino-Mauriciens de la première et de la deuxième générations qui y ont vécu. Evoquer le Chinatown me renvoie à la période de mon enfance et de mon adolescence, où se mêlent une série d’images indélébiles.

Je ne peux évoquer avec une certaine nostalgie ces flashbacks du début des années 50 quand ma mère nous tenant par la main, ma sœur aînée et moi, un après-midi du 10 octobre du début des années cinquante sur le trottoir en face du vieux bâtiment en bois de l’époque qui abritait déjà le restaurant Lai Min.

C’était pour voir passer le défilé du Festival du Double-Dix. Le manque d’amusements pour les jeunes Chinois de l’époque était une occasion pour leurs parents à venir les distraire au Chinatown. Ce jour-là nous y étions pour voir passer le défilé traditionnel auquel participaient des athlètes exécutant les danses du lion et des élèves de Xin Fa, l’école chinoise de la localité, alors que certains participants, marchant d’un pas militaire, arboraient des pancartes aux effigies du président Chiang Kai Shek et de Sun Yat Sen, le père fondateur de la première République chinoise.

Pourtant nous sommes en 1950, un an après la victoire du Parti Communiste Chinois en Chine continentale.

Mais il faut se rappeler que l’on était en guerre froide et être procommuniste était mal vu des autorités britanniques, ce qui fait que les partisans de la Nouvelle Chine, et surtout le Heen Foh Lee kwon, célébraient dans la discrétion chaque 1 er octobre l’instauration de la nouvelle République Populaire de Chine par le Président Mao Tsé Toung.

C’est ainsi que le festival du Double-Dix avait la côte d’amour auprès des Sino-mauriciens de première et deuxième générations. Ceux de l’ancienne génération étaient pour la plupart de chauds partisans du Kuomingtang, le Parti Nationaliste chinois, qui, avec son président déchu. Chiang Kai Shek, un an plus tôt, s’était réfugié sur l’île nationaliste de Formose (Taiwan).

Aussi chaque 10 Octobre c’était l’occasion pour les familles chinoises pro-Tchiang Kai Shek de Maurice, éparpillées aux quatre coins de l’île, de se donner rendez-vous au Chinatown pour célébrer l’avènement de la première révolution chinoise qui mit un terme à l’empire mandchou. Le 10 octobre 1911 et installa la République de Chine.

D’autres images s’entremêlent successivement dès que j’évoque le Chinatown.

Nous sommes en 1960 bien après le cyclone Carol de triste mémoire et j’avais 15 ans. Jeune adolescent, en compagnie de mes cousins et cousines, nous nous pressions pour aller déguster, quand l’occasion se présenta et que l’argent ne nous faisait pas défaut, la succulente « soupe Mama » au restaurant du même nom, pour terminer ensuite notre après-midi du dimanche par une séance du juke box de chez Mama, lequel se trouvait à un jet de pierre de ce qui était jadis l’Hôtel ONU. Là on allait visionner pour 25 sous trois vidéo- clips proposés au choix à chaque séance qui durait une quinzaine de minutes : L’Ecole est finie (Sheila), « La plus belle pour aller danser » (Sylvie Vartan) et « Quand j’entends siffler le train (Richard Anthony) et Zorro est arrivé (Henri Salvador), entre autres. Il s’agissait des tubes français en vogue de l’époque.

Mais le Chinatown de mon adolescence est surtout synonyme de mangeaille.

De mémoire de sexagénaire que je suis, Chinatown c’est surtout la Rue la Rampe et ses marchands de boulettes de poisson, de teokon farci et de sao maï, mais c’est aussi les vendeurs de gâteaux « arouille », de « mi kao pan », un genre de crêpe au bain marie qu’on mangeait assaisonnée avec une cuillerée d’huile qu’on a fait revenir avec de d’ail et du « foung mee » (du caramel). Maintenant avec les « arouilles » violettes qui sont hors de prix et la disparition des marchands de beignets chinois d’autrefois, c’est une habitude culinaire chinoise qui a presque disparu.

Mais on se console à l’idée que le mine frit, légué par la communauté chinoise à l’île Maurice, fait aujourd’hui partie de notre paysage culinaire, au même titre que le briani et le dholl puree.

Les Mauriciens de toutes les communautés en mangent. Il y a même des vendeurs musulmans de briani qui proposent dans les rues de Port Louis du mine frit en « take-away ». Ont aussi disparu hélas !les beignets « kiaopan » préparés à partir de la farine et de ciboulette, Ces beignets faisaient autrefois les délices de gosses que nous étions.

Un flash-back de 45 ans

Dans les années soixante quand le dîner servi à la maison n’était pas très appétissant avec une roupie et 50 sous en poche on pouvait même se permettre de déguster à la rue La Rampe un délicieux bouillon du jarret de porc avec du « law kon » (bigorneaux chinois séchés) ou encore un potage de ham choy (brède salée) avec du « tram choy » (des moules séchées).

S’il y avait une recette que j’aimais déguster chez un vieux vendeur chinois, au teint basané à force d’avoir travaillé sous le soleil et au front dégarni, c’était bien son pot-au-feu de rave avec de la poitrine de bœuf assaisonné du condiment « teo tiong ». Alors que ceux qui avaient le moyen pouvait aller déguster au restaurant Gros Piti d’à côté son bouillon de « crabe carlé ».A noter qu’à cette époque le mine frit ne faisait pas partie des mets chinois qu’on proposait à même le trottoir à la Rue La Rampe.

Ce flash-back de 45 ans en arrière me fait revenir l’eau à la bouche, tout comme quand je pense à cette mousse chinoise faite maison à partir d’une variété d’herbe médicinale chinoise dont on a fait bouillir dans l’eau à petit feu pour en extraire le jus qui est ensuite mélangé à de la poudre cange.

La mousse noire que certains vendeurs d’alouda de Port Louis, nous proposent aujourd’hui est faite à partir d’une poudre en sachet importé de Chine qu’on dilue en instantané avec de l’eau bouillante pour la laisser ensuite refroidir en une mousse épaisse avec laquelle on ajoute de l’eau fraîche, du sirop et du glaçon. La mousse qu’on nous propose aujourd’hui n’a pas la même saveur succulente que la mousse chinoise d’autrefois qui était préparée de façon artisanale.

Le Chinatown de mes souvenirs d’antan ne se résumait pas uniquement à la boustifaille chinoise qu’on dégustait à la hâte à même le trottoir à la rue La Rampe. Il y avait dans cette rue très animée à l’époque le Century Palace, connu des Sino-mauriciens sous le nom de Koong Tine.

Cette salle était le rendez-vous par excellence des mariages chinois et de séances de cinéma chinois gratuites quand on projetait « Le Royaume et la Beauté», « Le serpent blanc », «Le Bouvier et la Tisserande » et « Les regrets de Liang Shangpo et Chu Yingtai » (le Roméo et Juliette chinois).

Au Century Palace tout le long de l’année on y célébrait les noces entre boutiquiers et boutiquières chinoises habitant la campagne. Au tout début des années soixante j’ai même eu le privilège d’assister à un mariage chinois traditionnel d’une voisine habitant la Route Langlois, Tranquebar.

Pour la cérémonie la mariée ne portait pas une robe blanche traditionnelle et encore moins coiffée d’une voile blanche, comme c’est le cas aujourd’hui pour les mariages des Sino-Mauriciens. La mariée était vêtue d’un « ki pao » en soie rouge avec des motifs blancs lequel vêtement était fendu du côté droit jusqu’à la jambe, alors que le marié portait un complet gris.

A l’époque il n’était pas coutume que les mariages passaient obligatoirement par la Cathédrale St Louis et célébraient par un prêtre catholique. L’évangélisation des Sino-Mauriciens venait à peine de débuter. La Mission Catholique Chinoise qui venait d’être fondée par le vicaire général d’alors, Monseigneur Jean Margéot, connaissait ses premiers balbutiements.

L’évangélisation de la communauté chinoise a débuté avec l’arrivée à Maurice des premiers missionnaires pour s’occuper uniquement des convertis chinois. Ces missionnaires avaient pour noms le père Van der Valle, le pères Paul Wu et Paul Chen et les sœurs Mary Knoll, venues spécialement des Etats-Unis.

Donc, le mariage chinois réunissait un célébrant chinois, le plus souvent une personnalité de la communauté et le couple échangeait les alliances après avoir juré en sa présence et devant les invités, fidélité, assistance et devoir conjugal l’un envers l’autre. Alors que la musique chinoise diffusée sur un gramophone à cornet mettait de l’ambiance, les invités dégustaient comme entrée un pâté de viande en forme circulaire disposé dans une petite assiette blanche. On le mangeait en le découpant avec un couteau et en utilisant une fourchette. On servait par la suite de la limonade de la marque Merven ou Standard. La bière qu’on offrait aux invités était de la marque Tiger, une bière qu’on importait de Malaisie et que commercialisait la Boutique ABC.

Alors que les serveurs passaient les plateaux de « gâteaux français » comprenant massepain, napolitaine, pot de beurre, barre chemin de fer, tarte aux bananes, brioche, puits d'amour, palmiers et mille feuilles entre autres, certaines invitées profitaient pour en chiper quelques uns qu’elles emballaient dans du papier-serviette pour les mettre dans leurs cabas. On pensait à ses proches restés à la maison.

C’est un peu dommage que cette salle de noces, qui a été le témoin de toute une histoire de mariage au Chinatown, soit aujourd’hui transformée en un parking payant. Avant d’être rasée elle a servi comme patinoire jusqu’aux années soixante dix aux gosses du Chinatown, adeptes de patin à roulettes et par la suite comme go-down pour la quincaillerie Lai Fat Fur pour stocker du bois de menuiserie importé de Birmanie.

On ne saurait évoquer le Chinatown sans parler aussi de ces figaros chinois de la rue La Rampe.

Dans cette rue, en face du bâtiment désaffecté du défunt casino Amicale de Port Louis, il y avait un salon de coiffure qui pouvait accueillir à la fois une demi douzaine de clients chinois. Les boutiquiers chinois de la campagne qui venaient chaque jeudi à Port Louis pour s’approvisionner en marchandises en profitaient pour se faire une coupe moyenne quelques sous.

Je me souviens avoir accompagné une fois mon oncle, Willy Tsang Mang Kin et mes cousins pour une coupe de cheveux. L’originalité avec ces figaros chinois, c’est qu’ ils ne coupaient pas seulement les cheveux mais proposaient également autres petits services d’à-côté comme par exemple épiler les sourcils et le front, nettoyer les narines, enlever la cire des orifices des oreilles, et pratiquer un massage du cou, de la tempe, des épaules du client.

Le dernier de ces Figaros chinois est décédé il y a une vingtaine d’années et j’ai eu l’occasion de l’interviewer et de lui avoir consacré un article dans la rubrique de « Petits métiers en voie de disparition » que j’avais animée dans la page Features de L’Express vers la fin des années 80. Il s’appelait Yen Kok. A son décès le salon a été repris par son apprenti, un Musulman de la Plaine Verte. Le salon de coiffure se trouvait à côté du défunt Koong Tine. Il a été repris par le propriétaire du terrain et le coiffeur était contraint à fermer boutique.

Chan Stadium : lieu incontournable de rendez-vous du Double Dix

Enfin je ne saurais terminer cette évocation du souvenir du Chinatown sans parler du Chan Stadium, ce lieu de rendez-vous de toutes les activités culturelles, sportives et sociales pendant des décennies, depuis l’implantation des premiers immigrants chinois à Port Louis vers la fin du 19eme et du début du 20 eme siècles. Aujourd’hui le vieux bâtiment qui s’y trouve tombe en décrépitude bien qu’il abrite encore un autel des anciens. Le reste de cet emplacement d’une superficie de plus d’un arpent a été depuis converti en un immense parking payant pouvant accueillir plus d’une cinquantaine de voitures privées.

C’est au Chan Stadium que se tenaient les spectacles culturels organisés pour marquer le festival du Double Dix, et aussi les autres festivals chinois comme la Fête de la Lune et de la Moisson, le Festival des Bateaux Dragons commémorant la mort du poète patriote de l’antiquité chinoise, Qu’ Yuan, l’auteur de « Li Sao, » ainsi que la tenue de plusieurs kermesses en vue de récolter des fonds pour venir en aide aux proches des Sino-Mauriciens restés en Chine, qui dans les années 50 et 60 connaissaient la pire des calamités : inondations, sécheresses et famines. Je remémore aussi les meetings du candidat indépendant, Jean Etienne Moilin Ah Chuen en marge des législatives de 1958 et de1963 qui se tenaient au Chan Stadium.

C’est ici que feu le leader de la communauté chinoise mobilisait ses troupes d’agents et d’électeurs chinois de la circonscription de Port Louis Maritime/ Chinatown et donnait la consigne de vote. En 1963 Jean Ah Chuen rentra pour la première fois à l'Assemblée Legislative (épellation d'alors) par la grande porte en se faisant élire dans la circonscription de Port louis Maritime

Chan Stadium dans les années cinquante et soixante c’était aussi l’introduction du basket ball, sport qui allait connaître un engouement auprès des jeunes du Chinatown.

C’est à partir du Chan Stadium que le basket ball a par la suite gagné les basses et hautes Plaines Wilhems pour être adopté par le Racing Club, le Dodo club, les Blue Ducks et le Faucon Club et Les Sept Nains. Les Ah Sow, les Maurice et Albert Chung, les Tunghee, les Ah Kam, les Sylvestre Leong Son, les Edward Ah Piang, les Gérard Lee Man Yan sont passés par le Chan Stadium pour connaître plus tard la gloire de pouvoir représenter Maurice dans cette discipline sportive sur les plans régional et international.

Le tournoi de basket ball organisé à l’époque en marge du Festival du Double Dix enregistrait un nombre impressionnant des clubs chinois de la capitale pour ne pas dire du Chinatown, pour ne citer entre autres : les Black Hawks, les Wild Cats, les White Eagles, le Ya Chow, le Poo Yen, le Dragon, l’Attila, la Chinese Students’ Association (CSA) et le Rover, devenu par la suite le Réal. Un dimanche après-midi passé au Chan Stadium pour assister à un match de basket ball, c’était le rendez-vous incontournable pour les Sino Mauriciens de la Capitale.

La télévision n’avait pas encore envahi les foyers mauriciens et la retransmission des matches de football britannique à la télévision est venue bien plus tard et gagnait en importance après la Coupe du Monde de1966 en Grande-Bretagne. Aujourd’hui on préfère rester chez soi pour voir la retransmission d’un match de foot- ball de la ligue anglaise les samedis et les dimanches après-midi. Dans le temps on allait au Chan Stadium les dimanches pour voir triompher son équipe de basket ball préférée et passer un agréable après-midi en famille.

Ah ! que n’aurait-ce pas donner pour retrouver cet instant de bonheur : flâné dans le Chinatown de mon adolescence, déguster de la mousse noire, manger du « mie kao pan » pour assister ensuite à une admirable rencontre de basket ball au Chan Stadium entre deux équipes de la localité. Alors que j’empruntais la Rue Royale, pour rallier ce stade j’éprouvais un plaisir particulier à entendre les bruits que faisaient les joueurs de mah-jong( un genre de domino chinois) et qui venaient des clubs fréquentés par les vieux Chinois. Chinatown a bien changé, je ne le reconnais plus. C’est tout un pan de la tradition chinoise qui a disparu à jamais sous les flots du modernisme qui touche l’île Maurice. Souhaitons que ce ne soit pas pour le pire.

Roland Tsang Kwai Kew
Historien et journaliste pigiste à la retraite
 


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