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Politique

Retrait de sa pétition électorale : Ce que dit et ne dit pas Ramgoolam


Rédigé par E. Moris le Vendredi 7 Octobre 2022



Retrait de sa pétition électorale : Ce que dit et ne dit pas Ramgoolam
Hier après-midi, alors que la nouvelle du retrait de sa pétition électorale était déjà sur la place publique et que son fidèle majordome Patrick Assivaden avait envoyé une déclaration aux médias, Navin Ramgoolam a émis un communiqué.

Dans ce document, il dit beaucoup de chose. Il réitère notamment sa certitude que les dernières élections générales étaient entachées d'irrégularités. Il explique aussi le fait qu'une décision finale dans cette affaire ne sera pas rendue avant 2024, soit l'année des prochaines législatives. Car, ajoute-t-il, malgré toute la bonne volonté de la cour suprême, il y aura forcément un appel du jugement de la cour suprême. Mais ce que Ramgoolam ne dit pas, c'est que ses arguments étant semblables à ceux de Suren Dayal, il y a fort à parier que sa pétition aurait été rejetée. Car le concept de jurisprudence serait appliqué.

Pas de doute à ce sujet ! Néanmoins, Navin Ramgoolam a raison de dire qu'étant donné que la pétition électorale de Suren Dayal est déjà devant le Privy Council, une décision des Law Lords britanniques est d'une importance capitale. Il ajoute que cela va déterminer si le pays sera rappelé aux urnes avant 2024. Sur ce point aussi, il a raison. Le succès d'une seule pétition électorale, si elle fait tomber le Premier ministre, va provoquer la chute de tout le gouvernement. Cette démarche a un autre objectif. Faire douter Pravind Jugnauth d'une décision favorable pour lui auprès du Privy Council. Pour ne pas prendre de risque, le leader du MSM va opter pour des législatives anticipées, ce que souhaitent les formations de l'opposition parlementaire et même extra-parlementaires.

Vendredi 7 Octobre 2022

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