Economie

Projet d’accord de pêche dans les eaux mauriciennes, La Réunion se dit concernée

Mardi 11 Septembre 2018

Alors que Maurice et le Japon sont en pleine négociation concernant un projet d’accord de pêche dans les eaux mauriciennes, La Réunion ne peut que se sentir concernée selon nos confrères réunionnais.


Venu ouvrir une ambassade à Port-Louis, le ministre des Affaires étrangères nippon Massahisa Sato s'est entretenu avec son homologue mauricien Vishnu Lutchmeenaraidoo.

Maurice a proposé à l'archipel asiatique un accès à sa Zone économique exclusive (ZEE) et à ses richesses.
 
"Les Japonais peuvent venir pêcher dans nos eaux. Nous avons demandé au Japon de nous aider à construire un port de pêche qui peut recevoir 18 à 20 bateaux de pêche."
C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères mauricien Vishnu Lutchmeenaraidoo a invité le Pays du Soleil levant dans les eaux de Maurice, en échange d’un nouveau port et d’un coup de main dans le développement l’industrie de la pêche.
 
L'invitation lancée par le ministre des Affaires Etrangères Vishnu Lutchmeenaraidoo aux Japonais pour pêcher dans l'océan indien prend une ampleur à l'échelle de la région.

La crainte instinctive des militants écologistes, lorsque l'on évoque le Japon, reste le sort des baleines. 

Effrayant lorsque l’on sait que le Japon ne pêche pas que des poissons. Le pays asiatique est en effet bien connu pour ses chasses à la baleine. Plus de 350 cétacés auraient été tués depuis le début de la campagne hivernale dans l’Antarctique, sous prétexte notamment de recherche scientifique.
  
Maurice ouvrirait donc sa zone économique exclusive (ZEE) aux bateaux japonais ; une zone contigüe à celle de La Réunion, les deux pays étant proches.

Pourtant il existe un moratoire de la Commission baleinière internationale datant de 1986 interdisant la chasse à la baleine a été signé par le Japon.

Il existe deux sanctuaires dans lesquels la pêche commerciale des baleines est interdite : l’Antarctique et l’océan Indien.

Même si les baleines à bosse (l’espèce que l’on trouve dans l’océan Indien) ne sont plus ciblées par le Japon qui s’intéresse plutôt aux Minke ou autres rorquals. 
  
Toutefois, rien n’est encore acté et les conditions comme le contenu de l’accord ne sont pas connus. Impossible donc de savoir si la chasse des mammifères marins est à l’ordre.

Plusieurs associations écologistes et de pêcheurs ont déjà fait part de leur crainte en rappelant que l’île ne dispose pas d’équipements suffisamment efficaces pour surveiller les navires japonais dans une ZEE d’1,9 million de km2.

 

Rédigé par E. Moris le Mardi 11 Septembre 2018

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