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Société

Pravind Jugnauth restera t-il impassible face aux milliers de manifestants ?


Rédigé par E. Moris le Samedi 29 Août 2020



Samedi 29 août, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans les rues dans une explosion de colère pour dénoncer une nouvelle fois l'incompétence du gouvernement de Pravind Jugnauth. 

Marche pacifique et historique à l'île Maurice. Une marée humaine dans la capitale

La crise s'aggrave chaque jour un peu plus. Pravind Jugnauth semble vouloir maintenir ses positions face à la grogne du peuple. Il continue de rejeter ce jour toutes responsabilités et demande à ses soutiens de défendre le pays, embourbé dans une crise sociale et économique. 

Du jamais vu dans le pays depuis 40 ans.

A peine élu, bien que la victoire de Pravind Jugnauth a été perçue comme largement truquée, des milliers de manifestants réclament son départ. Ils étaient au moins 120 000, la plupart vêtus de noir et en colère contre le gouvernement de Pravind Jugnauth, face à la catastrophe écologique à la suite du naufrage du Wakashio échoué dans le lagon de Pointe d'Esny déversant du fuel, mais aussi par des récentes images qui ont fait le tour du monde montrant près d'une quarantaine de dauphins échoués morts ou agonisants près des lieux du naufrage.

« Lev Paké Alé », scandaient les protestataires à l'attention du chef du gouvernement.

Pour les manifestants réunis ce samedi ainsi que les membres de l'opposition qui ont rallié la protestation, le gouvernement a trop tardé à prendre la mesure de la catastrophe et à organiser le pompage du fioul. Le Premier ministre, au pouvoir depuis 2017, a jugé n'avoir commis aucune erreur et a refusé de présenter des excuses.

"Ziska zordi, mo ti enn malbar ou madras, Zordi, pou enn fwa monn santi mwa morisien"

La marche citoyenne, initiée par l’activiste Bruneau Laurette, pour « dénoncer la gestion gouvernementale entourant le naufrage du Wakashio » a permis aux Mauriciens de se réapproprier leur identité malheureusement bafouée par les tactiques des politiciens.

Les contestataires portaient à bout de bras fièrement le drapeau quadricolore et ont entonné l'hymne national pour insister sur le patriotisme de leur démarche, que le gouvernement avait tenté de discréditer en amont.


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