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Politique

Pravind Jugnauth réclame Rs 100 M de dommages à Bhadain et Deerpalsing pour diffamation


Rédigé par E. Moris le Mardi 25 Juin 2019

Le champion des dommages et intérêts a encore frappé. Le Premier ministre Pravind Jugnauth a saisi la Cour suprême, le lundi 24 juin 2019 et réclame des dommages de Rs 100 millions à Roshi Bhadain et à Akilesh Deerpalsing pour diffamation.



Dans sa plainte, le Premier ministre affirme que les propos tenus par l’ex-ministre Roshi Bhadain sur les ondes d’une radio privée, le 29 janvier 2019, l’ont diffamé ainsi que deux articles ayant paru dans deux quotidiens du 29 et 30 janvier 2019. 

Selon Pravind Jugnauth, ces articles qui ont généré des commentaires sur les réseaux sociaux ont porté atteinte à son caractère, honneur, crédibilité, intégrité et ont terni sa réputation. Le chef du gouvernement soutient de ce fait que ces propos lui ont causé préjudice et sont diffamatoires.

Ce n'est pas la première fois que Pravind Jugnauth tente de défendre son "honneur bafoué" en portant plainte pour des dommages et intérêts. C'est un fait, il ne digère pas le fait d'être critiqué, il suffit d'analyser les récentes salves à l'assemblée nationale quand Reza Uteem avait évoqué  " Medpoint, le scandale du siècle".

Il faut remonter encore plus loin. Lors de son arrestation dans le cadre de l’affaire Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Pravind Jugnauth estime que ses droits constitutionnels à la liberté ont été bafoués par cette arrestation et cette détention illégale. Il avait donc décidé de se tourner vers la Cour suprême pour demander réparation en réclamant des dommages de l’ordre de Rs 100 millions conjointement à l’État et à l’assistant commissaire de police  Pregassen Vuddamalay. 

Rupture de contrat dans l'affaire Sun Trust 

Avant les élections de 1995, un contrat fut conclu au nom de l'Etat mauricien avec le Sun Trust portant sur la location de bureaux sur trois étages du Sun Trust Building pour un loyer mensuel de Rs 640 320, soit un loyer annuel de Rs 7 643 840. 

Le gouvernement mauricien était dirigé par Sir Anerood Jugnauth ainsi que le Sun Trust. Les chèques étaient tirés par le gouvernement à l'ordre de Pravind Jugnauth. Les autres gérants du trust étaient des membres de la famille Jugnauth dont Lady Sarojini Jugnauth. 

Après l'arrivée au pouvoir de l'alliance Parti travailliste-MMM en décembre 1995, le gouvernement avait le choix d'occuper un immeuble, jusqu'à l'expiration du bail en 2002 ou résilier le contrat. Le gouvernement Travailliste-MMM opta pour la résiliation du contrat.  

Résultat : Rs 40.2 millions pour rupture d'un contrat en "béton" dans les poches de Pravind Jugnauth mais où subsiste plusieurs interrogations et non pas des moindres sur le financement, l'acquisition de cet immeuble sur le marché de l'immobilier pour Rs 45 millions.  

Affaire Sobrinho : Le premier ministre avait poursuit Paul Bérenger et Reza Uteem en Cour Suprême pour diffamation. il réclamait Rs 10 millions pour diffamation à Paul Bérenger, Reza Uteem et une radio privée. Dans le but de "nettoye zot ".
 
«Je leur ai donné la chance de s’excuser. Mais ils n’ont rien voulu entendre. Mo pou netoy zot kouma bizin.»
Pravind Jugnauth avait poursuivi le leader du MMM et son adjoint pour avoir allégué que le gouvernement avait amendé des lois afin de permettre à l’homme d’affaires angolais d’obtenir ses licences d’opération.

Le Premier ministre Pravind Jugnauth réclame Rs 50 millions à Paul Bérenger et au journal Le Mauricien pour des propos diffamatoires à son encontre lors de plusieurs rassemblements politiques. 

Le leader du MSM affirme que les propos du chef des mauves sont « faux, malicieux, hautement diffamatoires et qui causent un préjudice énorme ». 

Le 30 août 2018, le leader du MMM lors de la réunion du comité régional du MMM au no 4 (Port-Louis Nord/ Montagne-Longue), avait soutenu que le Mouvement socialiste militant (MSM) pratiquait ce qu’il appelait le « money politics », alléguant que le MSM « c’est corruption, abus, scandale… ». 

Le même jour, au collège Renaissance, à Curepipe, lors d’un congrès, il avait fait des allégations accusant des membres du MSM de «corruption», d’«abus» et de profiter de l’argent du trafic de drogue et de paris illégaux sur les courses hippiques.  

Idem le 7 septembre, lors d’un congrès à La Tour Kœnig et rebelote le 23 septembre au congrès-anniversaire MMM. Paul Bérenger a également soutenu que de l’argent de provenance douteuse sera utilisé lors des élections. 

Au groupe de presse en question, le Premier ministre reproche d’avoir diffusé ces propos dans ses publications et sur son site Internet. 

 


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