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Politique

Pravind Jugnauth : « Nou fin zwe. Nou fin gagn koupe. Banla dir ras koupe la ek nou. Ena sink an pou zwe ankor »


Rédigé par E. Moris le Samedi 26 Septembre 2020



Rien n'y fait. Malgré les appels répétés de Pravind Jugnauth à l'unité de la nation, malgré des conférences de presse de son exécutif, qui s'avèrent un désastre, où louanges et flatteries ont été mises en avant, malgré un recadrage de la communication gouvernementale pour éviter les couacs, c'est la rupture avec le peuple.

Le délirant discours de Pravind Jugnauth chez les Vaish

Résultat direct de cette défiance, dans un contexte où la parole publique était déjà mise à mal : la popularité du Premier ministre est dans une courbe vertigineuse, neuf mois à peine après une élection contestée.

Esseulé, vilipendé pour sa mauvaise gestion des affaires de l'Etat, la rue réclame son départ. C'est donc chez les Vaish, que Pravind Jugnauth s'est épanché sur son mal-être, hier, à l’occasion d'une fête familiale, le “vaish divas” organisée par le Vaish Common Front, en compagnie des membres de son gouvernement.

Le chef du gouvernement est revenu sur les différentes manifestations dans le pays pour dénoncer les inégalités sociales, la corruption, la mauves gestion des affaires de l'état notamment la marée noire et un régime perçu comme de plus en plus autoritaire. Des manifestations, rappelons le, pacifiques, familiales et qui n'ont fait l'objet d'aucun dérapage, malgré les provocations répétées de certaines têtes brûlées dans la presse et parmi le clan du MSM.

C'est dans ce contexte, que Pravind Jugnauth a cru bon de menacer ceux qui expriment leur dégoût envers sa politique :

«Mwa mo pa pou tolere bannes dimoune ki pou mett en danger la paix sociale. Pa krwar ki si ena dimune pou vin brandi koud pwin pou vine dire nou mete dezord dans pays. En tant ki premier ministre mo pou la pou veiller ki ena sécurité ek lordre dans nou pei». 

Provocation et arrogance

Alors que des pétitions pour fraudes électorales sont entre les mains de la justice contestant les résultats des élections législatives, Pravind Jugnauth pense avoir joué le match en toute équité.

« Nou fin zwe. Nou fin gagn koupe. Banla dir ras koupe la ek nou. Ena sink an pou zwe ankor »

Un aveu d'échec désarmant : «L'économie est à genoux. Pas de touristes, pas de devises étrangères ». 

Rappelons que face à l'urgence nationale, le chef du gouvernement refuse de rouvrir le parlement malgré la demande de l'opposition, car selon lui, chaque année pendant cette période, les parlementaires sont en vacances. Sauf que Pravind Jugnauth, omet sciemment de signifier que cette année 2020 n'est pas une année comme les autres.

L'ingratitude de Pravind Jugnauth envers la diaspora mauricienne

La prochaine séance parlementaire est prévue pour le mardi 3 novembre, sachant que les vacances de fin d’année se feront dans la foulée comme une lettre à la poste. Une fermeture considérée comme une insulte par les Mauriciens, qui se voient contraints de contribuer aux vacances et salaires exorbitants, en période de récession aux élus de la République.

Concernant les allégations dont il fait l'objet, notamment de l'acquisition d'un terrains à Angus Road à Vacoas au nom de ses filles : « J'ai la conscience claire. On m'attaque sur d'autres choses. On jette de la boue. Attendez voir. Je ne suis pas pressé. Lorsque je vais agir, ils verront que je ne fais pas que parler. J’irai devant la justice. Déjà certains présentent leurs excuses… », a martelé le Premier ministre. 

 


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