Justice

Prakash Boolell tape sur les nerfs de la justice et récolte un avertissement

Jeudi 9 Mai 2019

Capture d'écran
Capture d'écran
Prakash Boolell, avocat radié du barreau, est poursuivi pour escroquerie en cour intermédiaire. Il assure lui-même sa défense. 

À ce stade, il a déjà contre-interrogé le témoin principal, c’est-à-dire la victime alléguée. Il avait présenté une motion le 21 novembre demandant l’arrêt du procès pour cause de manque de preuves. Mais il n’a pas obtenu gain de cause. 

Après avoir écouté sa plaidoirie et celle de la poursuite, les magistrats Niroshini Ramsoonder et Raj Seebaluck avaient rejeté la motion. 

Hier jeudi 9 mai, c'est face à des magistrats exaspérés par l'attitude et la désinvolture de l’ancien avocat Prakash Boolell, qui réclame un nouveau renvoi alors qu'il devait soumettre sa plaidoirie, qu'un avertissement est tombé.

Les magistrats estiment que tout ceci constitue une perte de temps pour la Cour. «C’est le dernier avertissement que la Cour vous donne, car vous venez toujours avec une excuse pour demander un renvoi à l’appel de votre procès.» 

En effet, Prakash Boolell, a présenté une lettre pour dire que sa santé ne lui permet pas de parler pendant plus d’une demi-heure et ne peut donc présenter sa plaidoirie. 

«Et pendant 20 minutes ?» a demandé la Niroshni Ramsoondar. Mais l’ancien avocat a refusé, insistant pour avoir un renvoi.

Elle a exigé un certificat médical de l’avocat lors de la prochaine comparution. Les plaidoiries ont été fixées pour le 23 mai.

Pour rappel, selon l’acte d’accusation, Prakash Boolell aurait fait croire à un de ses clients, en lui remettant une fausse ébauche portant l’entête de la Cour suprême, qu’une banque aurait décidé de lui verser des dommages de Rs 12,7 millions à la suite d’un procès en réclamation qu’il avait logé contre cette institution bancaire. 

Le client lui aurait alors remis Rs 130 000 en croyant que cette somme servirait à régler les frais de justice du procès en réclamation.
 

Rédigé par E. Moris le Jeudi 9 Mai 2019

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.