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Société

Pour une parodie relayée sur le net, Rachna Seenauth, victime d'une vendetta politique


Rédigé par E. Moris le Mardi 15 Septembre 2020

On est en théorie libre de dire, d'écrire et de caricaturer. La volonté du gouvernement de recourir à l'arme de la loi pour lutter plus efficacement contre les Fake news propagées sur Internet, pourrait ouvrir une boîte de Pandore néfaste pour la liberté d'expression.



Ce n'est un secret pour personne, le Premier ministre et le gouvernement, sont régulièrement ciblés par les internautes. Les pages sur les réseaux sociaux se sont multipliées entre responsabilité et conviction citoyenne.

Pour une parodie sur le Net, l'ancienne secrétaire de la Présidente de la République a passé la nuit en cellule et libérée après s’être acquittée d’une caution de Rs 7 000.

Ce mardi 15 septembre, Rachna Seenauth a été convoquée ce matin au bureau du CCID, aux Casernes centrales, dans le cadre de l’enquête concernant l’accusation provisoire de «Breach of ICTA » qui pèse contre elle. Kaushik Jadunundun, ex-membre du board de l'Information and Communication Technologies Authority (ICTA), avait consigné une plainte contre la secrétaire d’Ameenah Gurib-Fakim, après un post (mème) qu’elle a partagé, qui fait état d’une rencontre entre le Premier ministre Pravind Jugnauth et d’autre dirigeants internationaux par visioconférence sur la gestion du Covid 19 après que Maurice ait enregistré zéro cas en 48 heures.

Rachna Seenauth sert une mise en demeure à l'état, au CP et au Pm

Cette convocation, pour Me Lovena Sowkhee, il ne peut que s’agir d’une vendetta politique, car des milliers d’internautes ont partagé cette publication. Elle rappelle, que le pays fait face a une situation ou il y a des choses beaucoup plus importantes à considérer au lieu, d’un simple mème humoristique .

Quel rôle a joué Dick Ng Sui Wa dans l'arrestation de Rachna Seenauth ?

Le Premier ministre a soutenu que sa publication sur les réseaux sociaux lui a porté préjudice ainsi qu’à son gouvernement. Me Rouben Mooroongapillay, l’avocat de Rachna Seenauth, souligne pour sa part que la section de l’ICT Act, sous laquelle la police poursuit sa cliente, est anticonstitutionnelle.

 



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