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Justice

Pétition électorale ou demande de révision judiciaire ?


Rédigé par E. Moris le Mardi 29 Septembre 2020



Là est la question, que la cour suprême sera appelée à trancher. Ce lundi devant les juges David Chan et Karuna Devi Gunesh-Balaghee, l’affaire de la pétition électorale déposée par Shah Javed Khadarun a été appelée. Et les débats sur la motion des trois défendeurs, Pravind Jugnauth, Leela Devi Dookun-Luchoomun et Yogida Sawmynaden, ont eu lieu.

Il faut savoir que la même motion a été déposée par tous les défendeurs, c’est-à-dire des élus du gouvernement, dans toutes les affaires de pétition électorale. Soit qu’il est préférable d’écouter la demande de révision judiciaire logée par Roshi Bhadain. 

Le Premier ministre et ses élus détestent le leader du Reform Party. Ils n’hésiteraient sûrement pas une seule seconde à l’exiler à Guantanamo si cela leur était possible. Mais là, l’action de Bhadain les arrange drôlement. C’est le seul cas de figure où Roshi leur est supportable. Et pour cause !

Une demande de révision judiciaire, pouvant déboucher sur l’invalidation des résultats des élections du 7 novembre 2019, prendrait plusieurs années. C’est certes du jamais-vu ! Mais avant de déclarer nulles et non avenues les élections dans toutes les circonscriptions, il faudrait un temps fou pour analyser les faits et circonstances dans chacune d’elles. D’où le fait que demander que la demande de révision judiciaire ait préséance sur les pétitions électorales a une certaine logique pour la majorité gouvernementale. 

D’ailleurs, Me Ravind Chetty, qui représente le trio Jugnauth-Dookun-Sawmynaden, a insisté sur la portée de la révision judiciaire. Me Gavin Glover, qui représente Shah Javed Khadarun, a lui indiqué que les deux affaires ne sont pas liées. Il s’est même appuyé sur l’argument que les trois ministres en question ne sont pas codéfendeurs dans l’affaire de demande de révision judiciaire.

Les débats se poursuivront demain devant les juges David Chan et Karuna Devi Gunesh-Balaghee. Néanmoins, il est à parier que dans toutes les affaires de pétitions électorales, les arguments des défendeurs et des plaignants seront plus ou moins les mêmes ! On ne va pas inventer la roue !

Il ne faut pas non plus oublier qu’une demande de révision judiciaire se fera sans doute devant un bench de la cour suprême. Ce qui fait que si l’un des juges part à la retraite ou ne peut plus écouter l’affaire, il faudra tout recommencer à zéro.

Mardi 29 Septembre 2020

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