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Politique

Paul Bérenger : « Ce serait dans l’intérêt de tous que Nobin parte »


Rédigé par E. Moris le Samedi 18 Mai 2019



C’est en évoquant le transfert des questions, une tactique dilatoire selon lui, que Paul Bérenger a déclaré qu’un départ du commissaire de police serait dans l’intérêt de tous.

Il a souligné que Mike Brasse, celui qui est à l’origine des déboires de Mario Nobin, s’est rendu 15 fois à l’île de la Réunion entre 2014 et 2016. Le leader du MMM déplorait qu’une interpellation sur ce sujet, adressée au Premier ministre, a été transférée au ministre mentor. Et finalement, elle n’a pas été répondue. 

Paul Bérenger a aussi évoqué deux projets de loi qui devraient être débattus en seconde lecture mardi prochain. Les deux projets, a-t-il rappelé, sont inscrits au nom du Premier ministre mais ont été présentés en première lecture par son adjoint Ivan Collendavelloo. « Et là, pour les débats, on ne sait pas qui va piloter les deux projets de loi, étant donné que Pravind Jugnauth ne sera pas au pays… C’est du jamais-vu à l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Premier ministre participe à l’Assemblée générale des Nations unies. 
Et Paul Bérenger de préciser que les deux projets de loi sont d’importance capitale. Mais que certaines disposition de l’un d’eux, le United Nations (Financial Prohibitions, Arms Embargo and Travel Ban) Sanctions Bill, met le MMM « mal à l’aise ».

Ce projet de loi vise à permettre au gouvernement mauricien d’appliquer les sanctions ciblées, prises par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, contre des personnes impliquées dans le terrorisme ou la prolifération d’armes de destruction massive. 
Ce sont surtout les pouvoirs octroyés à un comité composé de fonctionnaires qui donnent des urticaires aux mauves. Car ce comité va « désigner les personnes » qui sont ciblés et même déterminer les sanctions à être appliquées. 

Sur le comité mis sur pied pour revoir l’ordre de priorité des créances après la mise en liquidation d’une compagnie – voir texte plus loin -, Paul Bérenger a dit ne pas comprendre le Premier ministre. « Mardi, il disait qu’il n’était pas question de revoir l’Insolvency Act et là, il met sur pied un comité pour revoir… C’est sous pression qu’il a changé sa position », a-t-il souligné.


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