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Un autre regard

[Opinion] Les Dieux sont tombés sur la tête de Pravind !


Rédigé par E. Moris le Mercredi 28 Avril 2021



La catastrophe écologique du naufrage du Wakashio et sa marée noire, sont du pipi de chat en comparaison ! Le confinement sanitaire qui prend fin à la fin du mois avec une période de transition par phases de réouverture et une économie à l'arrêt en raison d'une alerte de fortes pluies torrentielles. Il n'en fallait pas plus pour que de l'avis général le mandat de Pravind Jugnauth soit qualifié de "soy". 

Il ne se passe pas un jour, où le chef du gouvernement ne fait face à un déluge d'emmerdes. 

Alors que Pravind Jugnauth ne rate aucune occasion de montrer sa grande spiritualité auprès d'une certaine communauté, acceptant les invitations des associations socioculturelles de l'île, se photographiant dans les temples ou en pèlerinage, il faut croire qu'il a encore du chemin pour ne pas se faire crucifier tel Jésus à l'autel des sacrifices.

Né sous une bonne étoile avec une chance de cocu, quand Pravind Jugnauth n'est pas comparé à Jésus-Christ himself par ses chamchas de service, le Premier ministre ne manque aucune occasion de nous gratifier narcissiquement de ses propres qualités avec une arrogance caractérisée. 

Le Ciel a décidé de lui donner des leçons d'humilité

Rappelez-vous, le 16 février dernier, sous la pluie, munis d'une petite veste en cuir et au pas de course devant les caméras, accompagné d'un armada de petits bonhommes, notamment un garde du corps pour tenir son parapluie, Pravind Jugnauth s'était rendu à Ganga Talao, en marge des célébrations de Maha Shivaratree.

C'est en inspecteur des travaux finis que le Premier ministre avait expliqué fièrement l'avancée dans le délai prévu de la fête célébrée le 11 mars. Pravind Jugnauth s’était refusé de tout commentaire sur le plan politique. Il s'est contenté d’affirmer : «mo enn politik spirituel la.»

Patatras !

A la veille des célébrations d'une des plus grandes fêtes religieuses organisées dans l'océan indien, c'est un Pravind Jugnauth, blême et déconfit qui est obligé d'annoncer un second confinement. Une seconde vague du coronavirus a anéanti sa stratégie politique de "Covid-Free/Covid-Safe". Faute d'une stratégie vaccinale et d'anticipation, l'île Maurice est devenu un vaste laboratoire pour les vaccins en "essai clinique"  venus de l'Inde ou d'autres pays, dont l'OMS n'a pas donné son aval.

Il voulait à tout prix tenir la ligne qu’il avait édictée depuis le début de la pandémie

Pravind Jugnauth, très mal conseillé, avait décidé, à la surprise générale de ne pas apprendre à "vivre avec" le virus. Il se réjouissait de sa gestion exemplaire, un an plus tard, la potion est amère. Le premier ministre, a été contraint d’annoncer un nouveau tour de vis.

Ce qui fait dire à ses détracteurs : « Le confinement, c’est ce que l’on fait quand on a tout raté. Le gouvernement fait payer aux citoyens ses échecs répétés et son arrogance. » Les Mauriciens paient au prix fort le pari perdu de Pravind Jugnauth qui, a refusé d’écouter le bon sens.

« Terrible constat d’échec que d’être contraint de confiner une nouvelle fois »

Sous le feu des critiques, les membres du gouvernement jouent la sérénité, mettant en avant la volonté de leur leader et de son souci permanent de « protéger » les Mauriciens. Dieu nous en préserve, mais son épouse Kobita, qui se pavanait, donnant l'impression de jouer un rôle de politique active, a elle aussi été mise au placard, Covid oblige.

Jugnauth junior avait pourtant toute les cartes en main pour les prochaines élections, sa victoire sur la Covid-19. Il devait avec l’éclatement de l’entente de l’opposition, écraser sans effort ses adversaires politiques, et claquer les «frustrés et insignifiants» de la marche citoyenne. Mais à chaque fois, comme durant toute sa carrière politique, Pravind Jugnauth se retrouve toujours devant un précipices d'emmerdes. 

Le fauteuil au poste de Premier ministre était censée lui offrir un destin qui aurait marqué l'Histoire du pays. Or depuis son mandat, il y a eu tellement de remaniements et de démissions au sein de son gouvernement, que l’on ne sait plus où ça commence et où cela va se terminer. On a à peine fait connaissance, qu'on se retrouve face à des absents. Les scandales sont tellement nombreux, qu'un chapelet ne pourrait être égrené pour expier ses fautes. 

Mercredi 28 Avril 2021

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