Edito de Moris

Nuit de « casse » à La Réunion

Dimanche 18 Novembre 2018

A La Réunion, après les violences dans la soirée du samedi 17 novembre dans le sillage du mouvement dit des «gilets jaunes» qui manifeste contre la hausse des carburants, plusieurs villes se sont embrasées par une violence urbaine dans la surenchère.

La concession Peugeot a été incendiée dans la soirée de dimanche 18 novembre à Rivière-des-Galets. Plus d'une cinquantaine de véhicules en fumée. Saint-Denis, Le Port, Saint-Paul, Saint-Joseph, Tampon, Saint-Pierre, Saint-Leu... les forces de l’ordre ont dû intervenir face aux têtes brûlées qui n'ont pas hésité à mettre le feu à des poubelles en obstruant la route.

Ce lundi matin, on apprend que la prise d'otage citoyenne continue. Des jeunes ont mis le feu à une voiture sur le pont de la rivière des Marsouins. A la réserve Sainte-Marie, premier blocage en cours...

Comme le dit si bien Pierrot Dupuy directeur de Zinfos974, "d'un côté, une Réunion qui travaille, ou qui est au chômage mais qui est insérée. Qui s’en sort vaille que vaille. Qui a reçu une éducation, des valeurs. On ne vole pas, on ne casse, pas, on ne tue pas. 

De l’autre, une autre Réunion, souvent jeune, voire très jeune, souvent déscolarisée ou qui l’a été, la plupart du temps au chômage ou vivant de petits boulots précaires, à qui la prison ne fait pas peur. "


Les événements qui se sont déroulés sont la parfaite illustration de ces deux mondes. 

« Gilets jaunes » : le peuple, pacifique, dans la rue, le jour ; « Cagoules noirs » : les casseurs de nuit.

"Dans la journée, il y avait des gens responsables, qui ont essayé autant que faire se peut d'organiser le désordre. De laisser passer les pompiers, les ambulances, les infirmiers, les voitures avec enfants. 

Une fois la nuit venue, ces gilets jaunes sont rentrés chez eux. Et ont laissé la place au deuxième monde, celui des casseurs. Ils ne manifestent pas, ils cassent ; ils ne parlementent pas, ne revendiquent pas, ils détruisent…"


Est-ce une surprise si la moitié de la vingtaine de personnes interpellées par les forces de l'ordre étaient des mineurs ?

Les parents ont-ils démissionné de leurs rôles ? Comment se fait-il que des gamins balancent des galets sur les policiers à minuit ou 1h du matin, sans que leurs parents ne leur demandent des comptes. Des images sans rappeler à l'Intifada palestinienne dans les rues réunionnaises ! 

La question se pose, doit-on responsabiliser les parents en supprimant les allocations familiales? Celles-ci leur sont versés pour les aider à éduquer leurs enfants. Comme ce n'est manifestement pas le cas, autant stopper l'hémorragie.

Les réunionnais ne peuvent pas se réveiller deux fois avec la gueule de bois alors que la plupart n'a jamais participé à la fête. Tout ce qui a été cassé devra être remplacé. Qui paiera encore? Toujours les mêmes... Les rares qui paient des impôts...

Rédigé par E. Moris le Dimanche 18 Novembre 2018

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