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Politique

Navin Ramgoolam trouve suspect le décès de Manan Fakoo et tacle le commissaire de police


Rédigé par E. Moris le Vendredi 22 Janvier 2021



Il est urgent, affirme le leader du PTr, de mettre les egos et les différences de côté et de se rassembler. C’est l’appel lancé par Navin Ramgoolam dans son point de presse après la réunion du Bureau politique du parti ce vendredi. Le leader rouge souhaite que le rassemblement soit un succès. 

Il confirme que pour l’instant, le départ est donné par le regroupement de l'opposition à 14 heures, le samedi 13 février prochain, devant la mairie de Port-Louis.

Navin Ramgoolam invite donc tous les Mauriciens « qui souhaitent le départ du gouvernement » à participer à cet événement. Un appel est de nouveau lancé auprès des syndicalistes, politiciens de tous bords, citoyens et aux responsables des ONG. Pour lui, c’est la meilleure des façons de dénoncer la gestion d'un gouvernement "fachiste", "mafieux" et"voyous".

Prenant l'exemple de l'ex agent du MSM dans la circonscription n8, décédé dans des circonstances troublantes où un homicide a été déguisé en suicide, il se demande combien de décès tout aussi suspect faudra t-il attendre pour réagir. A propos de la vidéo mise en circulation pour dénigrer la veuve Kistnen avec des attaques personnelles sur sa vie privée, pour le leader des rouges il est clair que certaines personnes sont prêtes à tout et qu'il ne faut pas rester indifférent.

Le dispositif policier et militaire mis en place lors de la comparution du ministre Yogida Sawmynaden est résumé comme "un marteau pour tuer une mouche" soit selon l'expression "un coup d'épée dans l'eau". Les "taper" présents venus insulter et menacer les journalistes ont été pris comme exemple et mis en parallèle avec la citoyenne Bundhoo, qui elle, a été arrêtée. 

Navin Ramgoolam rappelle qu'il ne faut pas laisser le pouvoir confisquer nos libertés et nos droits. Remontant dans le temps et faisant un parallèle avec l'Histoire, il a évoqué l'Allemagne nazie et Hitler. 

Evoquant la mort de Manan Fakoo, il a fait part de sa consternation à propos des caméras de surveillance de Safe City qui ne fonctionneraient pas. A une question de la presse, il a fait part de son sentiment sur le décès de cet homme connu des services de police et a réagit à la déclaration du commissaire de police qui avait affirmé en conférence de presse ce matin, qu'il n'y a pas de "climat de terreur à Maurice". 

«Tou lamor la pe vinn kum sa?»

Navin Ramgoolam s'interroge : "comment une personne qui reçoit des coups de balles "bal fané" (pou touille zanimo, pa pou touille dimoune), se rend à la police, puis prend le volant de sa voiture pour se rendre à l'hôpital non pas le plus proche à Jeetoo mais à Candos, sans que la police ne l'en empêche. Arrivé sur place, selon les médecins, son état est jugé stable sans aucun danger mais il est retrouvé soudainement mort."  

"Mo pensé commissaire de police pas p conné ki li pé dire, ena ene climat de terreur. C'est enn gouvernman mafieux ki p gouverne et dimoune p perdi la vie". Et de conclure ironiquement "kapav linn pane compran kestion la".

A une dernière question de la presse, le leader du part travailliste rappelle que "la force d'une démocratie, ce n'est pas un gouvernement illégitime avec des élections contestées, mais le peuple". 

Se référant au Général de Gaulle, président français, qui s'inspirait toujours de quelques principes sur lesquels il n'a jamais transigé à "l'épreuve des circonstances" et d'une "certaine idée de la France", qui est sans doute à l'origine de la conception gaullienne de l'Etat français, un Etat légitime, démocratique, respecté, Navin Ramgoolam cite ce dernier : "le peuple doit agir comme des patriotes pour contester un gouvernement qui ne suit pas la voie démocratique".

Vendredi 22 Janvier 2021

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