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Politique

Navin Ramgoolam affirme que le gouvernement Lepep est un «régime gestapo», avec un peuple sous surveillance


Rédigé par E. Moris le Vendredi 2 Août 2019

«L'heure est venue pour arrêter les pourritures transfuges. L'heure est venue pour prendre un nouveau départ pour le pays».



Dès le début de son discours lors du congrès du Parti travailliste (PTr), ce vendredi 2 août, à Montagne-Longue, Navin Ramgoolam n'a pas tourné autour du pot pour envoyer quelques salves à ses adversaires politiques.

C'est avec un sarcasme grinçant que le leader du Parti travailliste a loué les " quatre développements" du gouvernement de Pravind Jugnauth et l'alliance ML : l'industrie du scandale, l'industrie de la corruption, l'industrie du népotisme et l'industrie de la drogue.

Si Navin Ramgoolam a ironisé sur les opérations "Koup riban" de Pravind Jugnauth en lançant «Tou kikchoz nek coupe ruban. Reste ziss pour coupe ruban pou toilette. » Il a aussi revendiqué la route Terre-Rouge/Verdun : « Mo fier Terre-Rouge/Verdun. Si pa tiena sa larout-la, kouma ti pou al Côte d’Or laba? ».

Navin Ramgoolam affirme que le gouvernement Lepep est un «régime gestapo», avec un peuple sous surveillance et sous un système de mafia.

Ramgoolam est revenu sur l'extradition de Shameem Korimbocus, connu pour être un "opposant" du gouvernement à travers ses publications ou vidéos humoristiques. Selon l'ancien Premier ministre : «Il y a la main du gouvernement dans le rapatriement de Shameem Korrimboccus». Il a promis de revoir l’amendement apporté à l’information and Communication Technologies (ICT) Act, en novembre 2018, s’il revient au pouvoir. Celui de la section 46, qui a rajouté «annoyance» au tort que pouvait causer une publication sur les réseaux sociaux. 

L'ancien Premier ministre a lancé un sévère avertissement aux officiers du National Security Service (NSS) sous l'ordre du gouvernement qui surveille et écoute les gens de l'opposition: " il y aura des conséquences, toute action a une réaction".

Faisant un parallèle avec Nelson Mandela, il refuse que sa conscience soit achetée mais menace : «Faites attention ! L'histoire se répète. Mandela pas ine pousse vanzans. Mo pas pou pousse vanzans moi. Mais ne croyez pas que je suis Gandhi  !»

Il a également déclaré qu'il est au courant qu'avec la complicité de l'aide israélienne, des vidéos sont en train d'être fabriquées pour le mettre en cause lors de la future campagne électorale.

Présence remarquée dans l'assistance du Facebooker mauricien, Shameem Korrimboccus, expulsé de Dubaï jeudi, et celle de l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Michael Glover nominé sous le mandat de Sir Anerood Jugnauth.
 


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