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Société

Naufrage du Sir Gaëtan : Le fils du capitaine Moswadeck Bheenick abandonne sa formation de pilote


Rédigé par E. Moris le Jeudi 26 Novembre 2020



Huit personnes étaient à bord du remorqueur au moment du choc dans la soirée du lundi 31 août 2020. Le capitaine du Sir Gaëtan Duval (SGD), Mosadeck Bheenick à ce jour, est toujours porté disparu. 

Le bilan du naufrage est de trois morts, un disparu et quatre rescapés, tous des employés de la Mauritius Ports Authority. Le Tug Sir Geatan aurait pris l’eau lorsque la barge qu’il remorquait l’a percuté et brisé une partie de sa coque alors que les deux bateaux se trouvaient au large de Poudre d’Or. Le mauvais temps serait la cause de l’incident.

Le remorqueur le Sir Gaëtan Duval était engagé dans les opérations de nettoyage de la pollution du Wakashio.

Au lendemain du drame, le président de la MPA, Ramalingum Maistry, face à la presse, avec une certaine arrogance pour calmer l'indignation générale, avait indiqué qu’une indemnité, représentant six ans de salaires de chaque défunt sera versée aux familles ayant perdu leur proche. Les procédures pour l’indemnisation des rescapés et familles des victimes ont été enclenchées selon lui, depuis le 1er septembre par l’employeur, soit la Mauritius Ports Authority (MPA) auprès de la compagnie d’assurance, SICOM.



 



 

La vie de cette mère de deux enfants, une au collège et l'autre en Afrique du Sud qui poursuit des études pour devenir pilote de ligne, a basculé

L’épouse du capitaine Mariam Bheenick révèle dans une entretien accordé à Sunday Times, qu'elle n'arrive plus à joindre les deux bouts depuis la disparition de son époux. Il était le pilier de la famille financièrement. Le gouvernement s'était engagé de financer la formation de son fils et que les familles endeuillées recevront les six mois de salaire comme promis. Sauf que l'administration lui ferait subir toutes sortes de tracasseries. Elle perçoit actuellement une somme inférieure au salaire de son mari, et comble de malheur, l’argent qui lui est versé sera déduit du ‘lump sum’ de son mari, somme qu’il devait toucher à sa retraite (soit dans dix ans), ou reversée aux héritiers si le bénéficiaire meurt. 

Accablé financièrement, cette mère de famille qui a des emprunts à rembourser, n'a plus les moyens de financer les études de son fils. Conséquence : il s'apprête à stopper sa formation de pilote pour rentrer au pays.

Par ailleurs, sollicitant une rencontre avec le Premier ministre pour lui expliquer ses doléances, le ministre du Travail, lui a signifié que ce n’était pas possible. Rappelons que la mère du capitaine avait également, dans un vibrant plaidoyer, demander une rencontre avec Pravind Jugnauth. Un appel resté sans suite.


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