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Divers

[NEO] Le règne des porcs


Rédigé par NEO le Dimanche 8 Août 2021



Clin d’œil à Georges Orwell …

Commençons par une définition du mot « porc » utilisé dans ce texte en analogie de certains comportements humains : « On définira le porc comme celui qui se complait dans sa mare composée, entre autres, de ses propres rejets, sans aucune perception d’un environnement plus élevé qui lui serait accessible et qui prétend entrainer d’autres ayant des aspirations plus distinguées vers son état» ou encore plus simple « celui qui vit, comme dirait l’anglais dans un état de ‘blissed ignorance’ en se prenant pour le sommet du raffinement ».

D’autres définitions existent sur internet, notamment celui-ci : « Personne dont la saleté, le comportement physique, l'attitude morale ou intellectuelle suscite un profond dégoût. » (Centre national de ressources textuelles et lexicales)

On est ainsi en droit de se questionner sur les évènements du pays et les attitudes de ceux qui, en général, nous gouvernent. Des comportements qui sont affligeants d’arrogance et d’ignorance (les deux vont de pair) et qui deviennent la circonférence étriquée (intellectuelle, morale, humaine, spirituelle) dans laquelle nous devons évoluer au jour le jour. Ils nous font honte de notre état d’êtres humains qui aspirent à élever notre condition, le propre même d’homo sapiens. 

Sommes-nous réduits à être gouverné et contrôlé par des porcs et est-ce que cela implique que nous devons désormais tous regarder vers le fond du trou et accepter notre descente vers celui-ci au lieu de regarder vers le ciel et l’élévation que celui-ci promet ? Sommes-nous condamné à être sali pendant les 4 prochaines années parce que le porc projettera sa lisière dans toutes les directions lorsqu’il barbotera goulument dans sa mare de plus en plus étendue ? 

En mathématiques, on appelle cela une fonction inversement proportionnelle : l’extension du nombre de porcs et par extension de la mare du porc conduit au rétrécissement de nos possibilités d’élévation et de l’ambition que nos enfants seront meilleurs que nous (je précise autrement que l’argent accumulé !).

Mais bien évidemment ceci n’explique tout. La corruption, sous toutes ses formes et le besoin inhérent qu’elle engendre de devoir rester au pouvoir pour être à l’abri explique aussi beaucoup de choses. Des gens sans principes ou des médiocres sont utilisés comme paravent pour déjouer le rôle des institutions qui devraient nous protéger. Mais ceci est un autre débat même si les conséquences sont similaires, c’est à dire l’extension de la mare porcine.

Il nous faudra réfléchir dans le débat démocratique de la place accordée au médiocre - la fameuse méritocratie pratiquée à l'envers. S’il ne s’agit pas de questionner ses droits civiques qui doivent être les mêmes que pour tout autre (c’est le principe même de l’état de droit), la question doit se poser des conséquences néfastes pour tous quand le médiocre prend une place trop grande en société et de comment faire pour se protéger contre cela. Il y va de la survie même du système démocratique car la lisière de porc étendue à tous nous condamnera à croupir au lieu de nous élever, en d’autres mots un rétrécissement de l’espace démocratique (avéré dans le cadre des gouvernants actuels !).

Francois Mitterand avait coutume de dire : « Dis moi qui est ton juge et je te dirais qui tu es ». Si nous avons choisi des porcs comme juges (le mot juge est utilisé dans un sens très large et concerne tous les bords), c’est que nous en sommes aussi quelque part. 

Une petite histoire (adaptée) pour terminer :
Dans une forêt, il y avait une fois un rossignol qui chantait d’une mélodie qui allait droit au cœur.  Perché sur une branche voisine, un corbeau se mit en tête de rivaliser avec le rossignol et proposa un défi à ce dernier pour savoir qui était le meilleur.
Un goret qui passait par là se proposa d’arbitrer le duel. Le petit rossignol, intimidé par les deux, ne put refuser et le concours commença. Après avoir terminé, les deux oiseaux regardèrent le goret qui entra dans une réflexion profonde. Après quelque temps, il se dressa d’un air grave et pointa le corbeau comme gagnant. Le corbeau, tout content, s’envola et le rossignol se mit à pleurer à chaudes larmes. 
Un lapin, témoin de toute la scène, lui en demanda la raison. Le rossignol répondit : Je ne pleure pas parce que j’ai perdu mais parce que j’ai été jugé par un porc !

A méditer !
 

Dimanche 8 Août 2021