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Politique

[Motion de blâme] Le Best of de Pravind Jugnauth : « Ce gouvernement adhère au principe de la démocratie »


Rédigé par E. Moris le Dimanche 15 Mai 2022

Près de 10 heures de débats, lors de deux séances, qui ont débuté le mardi 10 mai et le vendredi 13 mai jusqu'à fort tard.



Deux camps se sont affrontés sur le ring. D'un côté, les membres de l'opposition, heureux de pouvoir s'exprimer sans les coupures intempestives du Speaker et sa manie de de favoriser la parole du gouvernement et de l'autre, la majorité gouvernementale, les coudes et les fesses serrées en signe de solidarité pour préserver leur bouchée de pain.

 

Chacun a eu son moment de gloire. De Xavier-Luc Duval à Mickael Sik Yuen, de Collendavelloo à Ganoo et du Premier ministre à Kailash Jagutpal. Tous les coups étaient permis et sans surprise, même au dessous de la ceinture, venant de Pravind Jugnauth, faisant ainsi planer l'ombre de Navin Ramgoolam dans l'assemblée. Les morts aussi ont eu droit à un clin d'oeil. Nando Bodha, longtemps considéré comme le fils spirituel de feu Sir Aneerood Jugnauth y a fait référence au patriarche avec éclats.

 

Les discours étaient plus ou moins bien préparés. On remarquera cependant des lacunes chez certains. Celui du Premier ministre, Pravind Jugnauth, était à son image, revanchard et décousu, à contrario, celui de Bérenger succinct et bien construit. Certains ont préféré la langue de Molière pour rendre plus audible leur message au plus grand nombre, d'autres comme la ministre de l'Education ont opté pour un mélange d'anglais, de français et de créole.

 

Arvin Boolell du PTr a délivré une promesse se définissant comme un rempart si il y aurait une alliance entre les rouges et le MSM. Jugnauth, tel un paon dans un zoo, n'a cessé de fanfaronner, se prenant pour un Dieu vivant, jusqu'à déclarer qu’une motion de censure contre l’opposition est nécessaire.

Non sans pince sans rire, le leader du MSM a affirmé qu'il accepte « les critiques lorsqu’elles sont justifiées ». Depuis les épisodes de "BLD", Pravind Jugnauth n'a pourtant retenu aucune leçon d'humilité. Entre provocation et bras de fer permanent avec la population. Il est allé jusqu'à ajouter que « le peuple sait qui sont ceux au pouvoir qui ont ruiné le pays et mis la population dans une situation de vulnérabilité et ont hypothéqué l’avenir de la nation. Ces mêmes individus, qui ont mis le pays à genoux, osent aujourd’hui nous pointer du doigt ».
 

«Les vrais démocrates sont de ce côté de la chambre» .

Le Premier ministre, n'a pas manqué de faire référence aux onze pétitions électorales contre le gouvernement. Si il n'en reste que trois, écartées par la cour ou abandonnées par les pétitionnaires, Selon Pravind Jugnauth « Ce gouvernement adhère pleinement au principe de la démocratie, à l’État de droit, à la protection des droits, à la liberté ainsi qu’aux élections libres et équitables ». « La démocratie n’est en aucun cas en danger à Maurice comme veut nous le faire croire l’opposition », a soutenu Pravind Jugnauth.

Dimanche 15 Mai 2022

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