Faits Divers

Meurtre de Shabneez Mohamud : La police coupable de non-assistance à personne en danger ?

Dimanche 15 Septembre 2019

Colère et consternation après le meurtre de Shabneez Mohamud à Bel Air Rivière Sèche, le mardi 10 septembre à Morcellement Roy, Bel-Air, Rivière-Sèche, par son époux Nasureedhin Mohamud, 38 ans, à la suite d’une dispute conjugale. 

Une histoire sordide où les autorités ont fauté au plus haut niveau. Deux enfants âgés respectivement de 10 et 14 ans, se retrouvent orphelins après la mort violente et brutale de leur mère. Les deux fils de la victime ont tenté d’alerter les forces de l’ordre pour empêcher que leur mère ne soit tuée, mais l'absence de réactivité face à l'urgence et le manque de véhicule disponible pour se rendre au domicile de la victime lui ont été fatales. Cette dernière est décédée sous les coups de son mari.

A 8 heures 30 le mardi 10 septembre, les enfants de la victime demandent de l'aide au poste de police, ce n’est qu’à 10 heures que les officiers se sont rendus au domicile des Mohamud. 

La victime aurait demandé ses enfants d'aller chercher de l'aide au poste de police de la localité face au déferlement de violence de son époux. Les braves et courageux enfants auraient marché près d'un kilomètre avant d'accéder au poste de police. Ils disent avoir rencontré en chemin, un policier qui réglait la circulation. L’agent de police n’a pas réagit et aurait demandé aux enfants d'aller au poste de police. Mais à l'arrivée des policiers, il était déjà trop tard.

Les policiers auraient mis plus d’une heure pour répondre à l'appel au secours de la victime. Le meurtrier a été arrêté après avoir pris la fuite. 

Les enfants ont été placés par la Child Development Unit chez leur oncle à Pailles. Une enquête déterminera si la police a été coupable de non-assistance à personne en danger.

Depuis le drame, cinq policiers ont été inculpés. La Criminal Investigation Division (CID) de l’Eastern Division a initié une enquête sur cinq policiers pour non-assistance à personne en danger. Ceux-ci ont déjà fait l’objet d’un transfert et certains d’entre eux seront inculpés.

Et pour ne pas changer, Fazila Jeewa-Daureeawoo a demandé aux victimes de violence conjugale de venir de l’avant et de dénoncer leur bourreau. Avant qu’il ne soit trop tard, a-t-elle précisé.



 

Rédigé par E. Moris le Dimanche 15 Septembre 2019


1.Posté par KIPKA le 16/09/2019 12:57
Totalement inadmissible,aucune excuse a ces fonctionnaires,pour non assistance a personne en danger immediat !

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