Menu



Société

Médias – Radio One : Quand la Fréquence liberté piétine… les libertés


Rédigé par John Grey le Samedi 16 Octobre 2021



Médias – Radio One : Quand la Fréquence liberté piétine… les libertés
Radio One, qui s’érige en grand défenseur des droits des travailleurs, semble ne pas pratiquer ce qu’elle prêche.

Après avoir tenté de supprimer le poste de rédacteur en chef adjoint qu’occupe Richard Maunick depuis 2018 et subi un revers en justice à cet effet, la direction fait fi de toutes les procédures établies, en convoquant le journaliste devant un deuxième comité disciplinaire alors même que les conclusions du premier sont officiellement contestées devant les instances appropriées. Tout cela, pour une histoire de… micro, utilisé sans le pompon affichant le logo de la radio lors d’une conférence de presse du… MSM !

Richard Maunick avait obtenu gain de cause devant l’Employment Relations Tribunal (ERT) en mai 2021, forçant ainsi la direction de Radio One à le réintégrer à son poste de rédacteur en chef adjoint. Il avait été interdit d’antenne pendant des mois, pour avoir osé défier le grand patron en entamant des démarches légales afin de contester la suppression de ce poste qu’il occupait depuis 2018, et sa rétrogradation comme simple journaliste dans la foulée. 

Depuis, il est sous haute surveillance et la direction est à l’affût du moindre faux-pas de sa part pour trouver un motif de licenciement. C’est ainsi que, dans le cadre d’une persécution systématique, il écope de plusieurs lettres de « warning ». Lorsqu’il décide de contester officiellement les allégations qui sont formulées contre lui, il est… convoqué devant un premier comité disciplinaire sous prétexte d’avoir enregistré un flash info, le 9 juin, sans concertation avec la rédactrice en chef (deux semaines après les faits). Ce, alors qu’il était le responsable du jour et que, jusque-là, c’était une pratique courante. Il lui était aussi reproché d’avoir quitté momentanément les locaux de la radio sans permission, alors que c’était à l’heure du… dîner !

Lors de ce comité disciplinaire, Richard Maunick et son avocat, Me Richard Rault, démontent les arguments de la direction qui décide, malgré tout, de conclure unilatéralement qu’il est coupable de tous les faits qui lui sont reprochés. Il écope alors d’un « final warning », chose que son avocat conteste également. Une plainte a été officiellement soumise au ministère du Travail à cet égard… Et au lieu d’attendre la décision de cette instance, la direction le convoque une nouvelle fois pour s’expliquer sur l’absence du pompon de Radio One sur le micro utilisé lors de la conférence de presse du MSM, le samedi 2 octobre. 

Si la direction campe sur sa position unilatérale de « final warning », cela veut dire qu’elle s’arroge le droit de licencier l’employé à sa guise à l’issue de ce comité qui aura lieu le 25 octobre. En attendant, Richard Maunick a déposé une plainte pour harcèlement contre la direction de Radio One au Bureau du travail.
Ceux qui connaissent bien les médias savent qu’il y a un fossé énorme entre l’être et le paraître. Les émissions pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, par exemple, sont surtout utilisées pour la promotion de la plateforme radio/télé/web concernée.

Derrière le masque de justicier se cachent d’autres intérêts et se trament souvent des intrigues politiques. Est-ce parce que Richard Maunick a toujours fait preuve d’une impartialité sans faille à l’antenne, notamment dans l’émission-phare Polémiques, n’hésitant pas à décrier les dérives du pouvoir en place, qu’il est victime de cette persécution ? La question se pose… 

Samedi 16 Octobre 2021

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.