Economie

Mauritian Leaks : Les organismes étatiques font front commun contre l’ICIJ

Lundi 29 Juillet 2019

Ils sont vent debout contre le dossier de l’International Consortium of Investigative Journalists sur l’offshore mauricien.

La réplique de l’État mauricien (le ministère des Finances et celui des Services financiers et de la Bonne gouvernance) et de ses organismes (la Financial Services Commission et l’Economic Development Board). ne s’est pas fait attendre.

Et tous les moyens sont bons pour cette riposte. Même l’utilisation des facebook Ads… 

C'est sous forme de communiqué conjoint émanant de tous les organismes mentionnés plus haut, que les arguments évoqués par l’International Consortium of Investigative Journalists dans ses articles mis en ligne le mardi 23 juillet sont réfutés sur trois pages.

Le document souligne que les critiques contre l’offshore mauricien sont « incorrectes » et que le consortium n’a pas compris l’essence d’un traité de non-double imposition, ainsi que le fait que le centre financier mauricien respecte les normes internationales. 

Le communiqué va jusqu’à accuser l’ICIJ d’avoir pour « agenda » de « nuire à la réputation de Maurice » en utilisant des informations « infondées ».

Rappelons que le consortium, qui est basé aux États-Unis, s’est appuyé sur 200 000 documents de la firme Conyers Dill & Pearman, qui était en opération à Maurice jusqu’en avril 2018, pour son dossier qui évoquait l’utilisation du centre financier mauricien pour éviter de payer des impôts et les traités fiscaux signés entre Maurice et les États africains, considérés comme avantageux pour Maurice. 

Le communiqué précise que ces documents proviennent du piratage du serveur de la firme Conyers Dill & Pearman, aujourd’hui Venture Law Limited, et ont donc été obtenus « de manière illégale et trafiquée ».

Rédigé par E. Moris le Lundi 29 Juillet 2019

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